Bex
Le principal lésé des actes de vandalisme perpétrés par des jeunes en mars dernier dans un hangar de l’aérodrome désespère de récupérer tout ou partie des 40’000 francs de dégâts.

| Karim Di Matteo |

Sur la porte d’entrée du hangar, une plaque métallique remplace encore temporairement les planches brisées par une bande de mineurs une nuit de mars dernier. Une fois à l’intérieur, l’un ou l’autre avait alors eu la brillante idée de mettre en route le gyrocoptère, un avion à rotor, dont la clé était restée sur le contact. Le souffle avait projeté ses deux colocataires, des avions Savannah. Ceux-ci s’en étaient allés percuter les murs. Les trois appareils en avaient gravé de graves séquelles.
Malgré leur voyage en Italie pour réparer les hélices et les ailes abîmées, ils portent encore quelques souvenirs visibles de leurs infortunes du printemps. «Il y en a déjà eu pour 40’000 francs, peste le principal lésé des coopératives de vol victimes des déprédations, que nous appellerons Vincent pour respecter sa demande de rester anonyme. Tant pis pour l’esthétique: les rayures et les bosses, je peux vivre avec, de même qu’un aileron un peu tordu. Ils volent, c’est l’essentiel. Je ne veux pas me lancer dans des réparations non essentielles tant que je ne saurai pas si quelqu’un va payer.»
Les vandales s’étaient également introduits dans la bulle des parachutistes, à l’autre bout de la piste d’envol. Outre divers larcins, l’équipe avait tenté de mettre un avion Porter en marche, sans y parvenir, mais non sans asperger tout le cockpit de Coca-Cola et vider un extincteur dans le hangar. Enfin, la porte du restaurant de l’aérodrome, L’Hélice, avait été caillassée, sans céder.

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Légende Après s’être introduits en mars dans un hangar de l’aérodrome de Bex, des jeunes avaient mis en marche un gyrocoptère, endommageant au passage deux avions de type Savannah (photo).| K. Di Matteo