Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

«C’est l’un des chantiers du siècle pour la commune»

Le quartier des Saviez devrait se densifier ces prochaines années. | L. Menétrey

Noville
Un pôle de PME pourrait voir le jour au quartier des Saviez. Mis à l’enquête le 13 janvier, le projet concerne un terrain en friche destiné, à terme, à accueillir notamment des logements et jusqu’à 500 habitants.

Le long de la route du Simplon, où les centres commerciaux pullulent, les terrains non bâtis sont une denrée rare. L’un des derniers remparts se situe au quartier des Saviez, à proximité du centre de collecte, à la route du Simplon 6 et 8. Mais il s’apprête à changer de visage. Un projet de construction de deux bâtiments est à l’enquête publique depuis le 13 janvier.

«Il ne s’agit pas de nouveaux commerces, il y en a déjà assez», informe le syndic de Noville, Pierre-Alain Karlen. Les bâtiments abriteront des locaux dédiés à des activités secondaires et tertiaires. Selon le bureau Epic Architecture, ceux-ci répondront à une forte demande d’entreprises locales et régionales. «L’ambition est de développer un pôle de PME, confirme Olivier Rieser, directeur de la société montheysanne Rieser Immobilier, mandataire du projet. Les premières réflexions que nous avons avec la Commune pour un développement global de ces parcelles remontent à très loin.»

Le terrain concerné est une zone de remblai, où étaient autrefois entreposés des matériaux d’excavation. Propriété de l’entreprise novilloise RBI VD SA, il devrait également accueillir 227 places de stationnement. Elles seront provisoires, le projet prévoyant à long terme un parking semi-souterrain.

Développement d’envergure

Le projet pourrait s’étendre au-delà des bâtiments à l’enquête et inclure des logements pour potentiellement 400 à 500 habitants, soit une croissance significative pour Noville, qui compte actuellement 1’328 résidents. «C’est l’un des chantiers du siècle pour la commune, après la 3e correction du Rhône», affirme Pierre-Alain Karlen.

Pour l’heure, le terrain est classé en zone d’activité et ne permet donc pas d’accueillir des habitations. Il devra dès lors faire l’objet d’une demande cantonale, afin de passer en zone mixte, combinant activités économiques et habitations. «Les entreprises bénéficieront d’un accès direct à la route, tandis que les logements profiteront d’une vue sur la réserve des Grangettes», renchérit le syndic. La proximité avec la réserve constitue aussi «un point d’attention majeur», relève Olivier Rieser, avant de préciser qu’un bureau d’urbanisme suit le dossier de près.

Mais tout reste à faire. Le terrain, non équipé, nécessitera la création d’infrastructures de base pour un coût communal estimé à 1,5 million de francs. Le début des travaux pour les bâtiments à l’enquête est envisagé fin 2027, pour une durée de 12 à 18 mois. Aucune échéance n’est encore fixée pour les logements.