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«Chaque semaine, il y a un film qui vaut le détour»

En décembre 2025, la salle était remplie à Montreux pour la présentation du film «Ma vie ma gueule», en présence d’Agnès Jaoui.  | Cinérive

Cinéma
Les salles suisses souffrent d’une baisse de 24% par rapport à leur fréquentation d’avant-pandémie, en 2019. Mais 2026 démarre sous de meilleurs auspices, selon la directrice de Cinérive.

«Avec 192’974 spectateurs, l’année 2025 a été une catastrophe! Je n’ai jamais vécu ça en deux décennies. Si on revit une année comme ça, on ferme!» La sentence de Meryl Moser, la directrice de Cinérive, a le mérite d’être claire. L’an dernier, ses salles ont enregistré une baisse de 33% par rapport à sa fréquentation de 2019, qui a été «une très bonne année» (ndlr: sans prendre en compte l’exploitation des salles de Martigny, reprise en 2024).

Un constat partagé par l’ensemble du secteur. Le mal-être des salles obscures se reflète dans les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), publiés en ce début d’année. Les salles de cinéma suisses ont en effet encore perdu 8% de leur affluence l’an dernier. Une chute de 24% par rapport à 2019.

Si ces chiffres font état de salles en souffrance, à qui la faute? À la baisse du pouvoir d’achat ou à la qualité des films? «Peu de films sont sortis du lot l’an passé, et la majorité des scénarios laissaient à désirer, analyse Meryl Moser. Il y a eu plein de jolis films, mais pas de vrais cartons qui ont permis de nous tirer en avant.»

Avalanche de bons
films à venir

Loin d’en être à déposer le bilan, Meryl Moser préfère relativiser et poursuivre l’exploitation avec optimisme. «La fin 2025 a été plus clémente et nous a réservé de belles surprises. Le documentaire <Le chant des forêts>, le thriller <La femme de ménage>, et le film d’animation <Zootopie 2> ont cartonné!»

Depuis le début de l’année, les 15 salles exploitées par l’entreprise familiale, réparties dans sept villes romandes (Aigle, La Sarraz, Martigny, Monthey, Montreux, Orbe, Vevey), reprennent de l’aplomb. «C’est le meilleur mois de janvier depuis des années! C’est seulement maintenant que nous avons à nouveau du monde en salle. Depuis la sortie du dernier <Mission Impossible> en mai 2025, il a fait beau jusqu’en novembre. Puis les gens sont allés skier.»

Contrairement à l’année passée, un film par semaine donne envie à cette passionnée. Au programme? Notamment la sortie du biopic sur Michael Jackson en avril, «Le Diable s’habille en Prada 2» en mai, le dernier Steven Spielberg «Disclosure Day» en juin, «The Odyssey» de Christopher Nolan en juillet ou encore «Dune 3» fin 2026. «Au-delà des blockbusters, chaque semaine va aussi réserver de belles surprises!»