« Nous continuons à défricher de nouveaux horizons musicaux »

Les Britanniques de Dog Race s’apprêtent à faire voyager leur public dans des contrées hallucinatoires ce samedi au Jardin Roussy.  | DR

La Tour-de-Peilz
Une soirée complète et quelques billets pour les deux autres soirs. Pour sa 16e édition, la Nox Orae frappe fort en accueillant quatre têtes d’affiche. Tour d’horizon décapant.

Du 27 au 29 août, la Nox Orae fait carton plein. «Quatre têtes d’affiche, c’est une première, commente le porte-parole du festival de musiques actuelles, Arthur Halbritter. En plus du bon goût du programmateur Joël Bovy, les planètes se sont alignées. Cela sera compliqué de faire aussi bien l’année prochaine!»

En habitué des scènes helvétiques, Pete Doherty est de retour avec son groupe Babyshambles pour une tournée, 20 ans après la sortie de leur album Down in Albion, et ouvre les festivités sur les rives. Lors de la soirée d’ouverture, l’enfant terrible du Royaume-Uni partagera la scène avec Kurt Vile, une «légende du rock psyché américain» (ndlr: le jeudi soir affiche déjà complet). 

Tandis que les guitares saturées des Écossais de Mogwai risquent de provoquer un raz-de-marée lémanique (28 août), les Chicago boys de Wilco concluront cette 16e édition avec une performance «dantesque» de plus de deux heures. 

Un concert qui leur permet d’explorer une large palette de leur répertoire, entre pop folk et morceaux bruitistes. Moins connu sous nos latitudes qu’aux États-Unis, la venue de ce groupe «culte» des années 1990 à La Tour-de-Peilz est un «grand coup» de cette 16e édition du festival. 

Le rock comme colonne vertébrale

Fermant la marche des festivals de l’été, la Nox Orae se démarque notamment par son ADN composé de riffs énervés, avec des incursions électro ou encore hip-hop. Sans oublier les groupes «découvertes», à l’instar de Dog Race, un groupe «aux influences eighties, avec des synthés et des lignes de basse très dansantes, ainsi que la voix lyrique de la chanteuse», souligne le secrétaire de la manifestation boélande.

Outre les quatre Galloises (et le batteur) de Panic Shack, «qui risquent de bien faire bouger la tête du public», la Nox Orae veut aussi représenter le paysage musical local. Cette année, le festival accueille ainsi son premier groupe de metal hardcore, les Veveysans d’AM:PM. «Nous n’avons encore jamais eu de groupe aussi intense. Même après 16 éditions, le festival continue à défricher de nouveaux horizons musicaux.»

Un festival sur le fil

Vendus comme des petits pains, les abonnements pour l’entier du festival sont suivis de près par les billets de la soirée d’ouverture (27 août). Un signal «positif» pour le comité du festival. «Nous espérons asseoir la réputation du festival et sa programmation rock, même si chaque année nous luttons pour retrouver un public», déclare le porte-parole.

Le comité dit avancer sur une corde raide, en raison de l’augmentation des cachets notamment. Parmi les autres difficultés logistiques, la météo peut rapidement bouleverser le déroulement de la manifestation. Le bilan de l’édition précédente avait d’ailleurs été assombri par une tempête. «On croise les doigts pour passer entre les gouttes cette année», glisse Arthur Halbritter. 

À l’écoute du «terroir»

Pour sa 16e édition, Nox Orae présente une programmation avec près de 50% d’artistes suisses. Du 27 au 29 août, cinq formations romandes seront sur les planches au Jardin Roussy. On débutera le festival avec les chansons intimistes de Léa Martinez (27.08), un condensé d’émotion brute, pour ensuite découvrir les racines hardcore du groupe de metal AM:PM (28.08). La même soirée, les Romands amateurs de jeux de mots Chaufau emmèneront le public dans leur univers rock aux influences progressives. Le dernier jour verra s’entrecroiser les sonorités hypnotiques de Glaascats (29.08) et le rock expérimental de Wolfer. De quoi brasser un large répertoire musical.

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