Alix De Micheli «C’était le bon moment pour tenter ma chance à l’étranger»

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Volleyball
La Veveysanne a joué ses premières minutes au sein de sa nouvelle équipe Schwarz-Weiss Erfurt. Transférée en mai dernier depuis le NUC, elle ne regrette à aucun moment son choix de rejoindre la première division allemande.

Elle vient tout juste de rentrer de quelques jours de pause en Suisse, après une préparation intensive. À l’issue d’un tournoi international, Alix De Micheli (24 ans) et ses nouvelles coéquipières d’Erfurt vont débuter leur championnat de première division allemande ce samedi contre Vilsbiburg. Au téléphone, la Veveysanne nous explique se réjouir de démontrer toutes ses qualités de centrale et de leader au sein d’une équipe jeune et passablement renouvelée.

Après six saisons passées à Neuchâtel, vous avez signé pour une première expérience à l’étranger. Était-ce difficile de quitter la Suisse?

– C’était une décision judicieuse. Que ce soit professionnellement, mais aussi personnellement. J’avais besoin de changer d’air. À Neuchâtel (ndlr: Neuchâtel Université Club), j’ai passé de superbes années, mais c’était le moment pour moi de sortir un peu de mon confort. Comme j’avais terminé mon Bachelor en sociologie et littérature anglaise, c’était aussi la bonne période pour tenter l’aventure à l’étranger. Pour être honnête, ça a été un peu difficile de quitter le cocon – le club et la famille –  mais la possibilité s’est présentée de jouer en première division allemande, alors je l’ai saisie! 

Qu’est-ce qui vous a convaincue de signer à Erfurt, une équipe du centre de l’Allemagne?

– Je connaissais déjà son coach, Pablo Sánchez, qui est aussi l’entraîneur adjoint de l’équipe de Suisse. Son système et son style de jeu me correspondent bien et je suis persuadée que je vais pouvoir avoir une place dans le six de base. Je rejoins aussi une ligue allemande qui est plus forte que la suisse, bien que l’équipe d’Erfurt ait moins d’expérience que celle du NUC. J’ai quand même fait ce choix pour continuer à développer mon jeu et pour progresser rapidement.

Comment s’est déroulée votre arrivée dans cette formation et dans la capitale de Thuringe?

– J’y suis depuis début août. Je ne connaissais pas l’équipe plus que ça, mais j’ai beaucoup parlé au préalable avec le club et quelques filles qui étaient déjà sur place, dont la capitaine Isabel Kovačić. J’ai ainsi été très bien intégrée. Et pour Erfurt? Au départ, je me suis dit que ça allait être une de ces villes un peu mornes et où c’est la fête à profusion, mais j’ai été surprise en bien. C’est un endroit hyper joli, avec beaucoup de parcs et d’animation. J’ai acheté un vélo et je la découvre petit à petit lors de mes balades.

Quelles sont vos premières impressions sur l’infrastructure du club? Est-ce qu’il y a tout ce dont rêverait une volleyeuse?

– C’est un petit club, mais il est bien équipé. C’est assez similaire à ce que l’on pouvait avoir au NUC. J’apprécie tout particulièrement les machines pour la cryothérapie et le fitness. C’est idéal pour la récupération. Et autant dire qu’on en a eu grand besoin en cette présaison! On a eu jusqu’à trois entraînements par jour.
À certains moments, j’étais très fatiguée. Le début était rude (rire), mais maintenant, ça va mieux. J’ai peu de temps libre, mais quand j’en ai, j’en profite pour travailler un peu mon allemand.

Vous avez rejoint une équipe qui, sur le papier, ne devrait pas jouer le haut de tableau, contrairement à celle du NUC, en Suisse. Comment appréhendez-vous cela?

– Oui c’est vrai. Il ne faut pas oublier que notre effectif est composé de deux tiers de nouvelles joueuses, dont certaines sont de très jeunes Allemandes qui ont entre 20 et 24 ans.
Cette saison, l’important est donc de nous focaliser sur la performance collective plutôt que sur les résultats eux-mêmes. Au fil des matches, on joue de mieux en mieux, je pense qu’on a déjà fait d’énormes progrès. Après, c’est sûr que contre les grosses équipes du championnat cela ne va pas être simple, mais il y aura aussi des matches où on pourra jouer crânement notre chance. On espère se qualifier pour les play off. Il faudrait idéalement terminer dans les six premiers pour ne pas tirer une équipe trop forte tout de suite.

Et côté personnel, quels sont vos objectifs à court terme? 

– J’aimerais développer mon jeu offensivement. Au NUC, la place de la centrale était moins importante dans les schémas de jeu. Ici, c’est différent. Je reçois énormément de passes. Face à des équipes qui jouent vite et qui ont beaucoup d’options en attaque, je vais devoir aussi améliorer mon jeu défensif en travaillant mon bloc. 

Et quid de l’équipe de Suisse? Ce transfert pourrait-il vous aider dans votre carrière internationale?

– Oui, je l’espère! Là, je vais passer clairement au niveau supérieur. Cela devrait forcément être bénéfique pour mon jeu, aussi en équipe nationale. Si je peux aider mes coéquipières sur le terrain, tant mieux. Mais je ne me vois pas non plus jouer 10 ans à l’étranger. J’adore le volley, mais c’est beaucoup de sacrifices. Mon copain va me manquer, les études aussi, la vie en Suisse est incroyable, etc. J’y reviendrai probablement dans quelques années pour réaliser mon master. Mon contrat actuel court jusqu’au 31 mai 2027. On devrait discuter avec le club en décembre-janvier d’une éventuelle prolongation selon les performances de la première partie de saison.

Justement, place désormais au premier match contre Vilsbiburg. Vous piétinez d’impatience?

– C’est surtout beaucoup d’excitation, mais aussi pas mal de pression. Surtout qu’ensuite, on aura une kyrielle de rencontres à jouer sur 2-3 semaines. Cela va être très intense, mais on va enfin voir si tout le travail effectué en présaison sera payant. Vilsbiburg, c’est une équipe à notre niveau et on jouera chez nous. On fera donc tout pour gagner!

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