Les skateurs ont pu dessiner leur nouveau terrain

Un skatepark plus moderne est prévu à la place de la rampe actuelle. Sa réalisation pourrait débuter au printemps prochain. Ici, de g. à dr.: Louis Kohler, sa fille Klara, la municipale Julia Macheret et Max Viret.   | DR – J. De Oliveira

Ollon
Afin de doter le nouveau collège d’un site moderne en lieu et place de la rampe actuelle, la Commune a fait appel à quatre usagers de 19 à 47 ans. Leur projet sera débattu ce jeudi au Conseil communal.

À vélo, en boguet, en scooter: depuis qu’il a 15 ans, Max Viret, 25 ans aujourd’hui, n’a jamais boudé son plaisir de «descendre» d’Antagnes à Ollon pour pratiquer sa passion du skate sur la rampe du collège, école où, par ailleurs, il enseigne. Louis Kohler, 47 ans, aime pour sa part rappeler l’installation de sa jeunesse, de couleur bleue, où convergeaient tous les riders du Chablais, à l’époque des balbutiements de la discipline en Suisse.

Dès lors, lorsque la municipale Julia Macheret a décidé de solliciter des usagers pour avoir un avis éclairé sur le projet de nouveau skatepark soumis par un bureau d’architectes, les deux hommes étaient tout indiqués. Avec eux, Nelson Duquette, 19 ans, et Jan Müller, 33 ans, tous d’Ollon. Quatre spécialistes sur quatre décennies.

Reconnaissants

«Solliciter des skateurs est un changement de paradigme à saluer», ajoute Louis. Le quatuor a été d’autant plus reconnaissant lorsqu’il a découvert le projet du bureau d’architectes sollicité par la Commune. «Has been et inadapté pour ce site!», tranche le quadra.

Si, dans l’enthousiasme général, «les rêves de grandeur» se sont vite heurtés aux limites d’espace et de budget, chacun a pu apporter sa touche. «Le projet s’inspire de skateparks modernes et de spots iconiques facilement identifiables, réinterprétés à échelle réduite, max 1 m de haut, pour créer un espace fluide et accessible aux débutants, tout en restant attractif pour les pratiquants expérimentés», continue l’aîné des concepteurs.

Les quatre experts se réjouissent du résultat final, avec un accent mis sur les matériaux: béton monolithique, granit de Suède, margelles de piscine sur une partie du bowl… «Les margelles, ma touche personnelle, se félicite Max. Ce bowl produit ce bruit typique des piscines californiennes, l’origine du skate: clac clac clac clac!»

Dernier mot au Conseil

La réalisation de leur «bébé» reste toutefois suspendue au vote de ce jeudi soir au Conseil communal. Au-delà de ses aspects techniques, il sera question des 320’000 francs pour le financer.

Possiblement, deux aides pourraient se cumuler: 25’000 francs du Service de l’éducation physique et du sport et 45’000 francs du Fonds du sport vaudois, mais cela reste à confirmer. «Bien qu’une dispense soit possible, la Municipalité a choisi de soumettre le projet à une mise à l’enquête publique d’ici à la fin de l’année», ajoute Julia Macheret. La réalisation du skatepark, d’une durée de huit semaines, pourrait débuter au printemps prochain.