Monthey veut réinventer la place de l’Hôtel de Ville

Monthey pourrait-elle voir son parking de l’Hôtel de Ville dégagé de ses voitures en surface? C’est la piste privilégiée par la Municipalité. | DR

Attractivité
Répondant à un postulat à propos de l’étude d’un marché couvert, la Municipalité voit plus grand. Elle esquisse un projet de réaménagement plus ambitieux pour redonner vie au centre-ville.

Un parking souterrain, une place végétalisée, un couvert polyvalent: lundi, l’Exécutif de Monthey a dévoilé devant le Conseil général les contours d’une vaste transformation de la place de l’Hôtel de Ville. Une ambition qui déborde le postulat d’Yvan Arlettaz (PLR), auquel il répondait.

En toile de fond, la volonté de redonner du souffle à un centre-ville dont l’attractivité s’érode au profit des centres commerciaux périphériques. «L’idée d’un marché couvert est intéressante, reconnaît Joël Pasquier, l’édile chargé de l’aménagement. Mais elle ne doit pas être un projet isolé.»

Repenser la place

La Municipalité voit donc plus large. D’abord, enterrer les voitures. Avec ses quelque 140 places, le parking actuel occupe une grande partie de l’esplanade. La Ville envisage de transférer le stationnement dans un ouvrage souterrain de 170 à 190 places, pour un montant estimé entre 7 et 10 millions de francs. 

Ainsi dégagée, la place serait redessinée, avec davantage de verdure, des cheminements piétons et des espaces où s’attarder. En outre, un grand couvert pourrait accueillir non seulement le marché, mais aussi le carnaval, des concerts ou des expositions. «C’est plus qu’un projet de marché, c’est un projet de ville», résume Joël Pasquier.

«Une petite étincelle»

À l’origine du postulat, Yvan Arlettaz s’est réjoui de la réponse qui lui a été donnée. Son texte, estime-t-il, a rejoint des réflexions déjà «latentes» au sein du Conseil municipal. «J’ai l’impression, par ce postulat, d’avoir rallumé une petite étincelle.»

Une étincelle pour un projet qu’il imagine déjà s’étendre sur plusieurs législatures. Car le chemin est encore long. Des études devront encore préciser les coûts, les aspects techniques et les différentes étapes, chacune devant ensuite faire l’objet d’un crédit et d’une décision des autorités compétentes.