Un agrandissement « d’ampleur » du site scolaire

Le «vieux Collège» est en étude pour être rénové.  | Commune de Corsier

Corsier-sur-Vevey
L’extension du collège: un projet «énorme» pour cette petite localité. Un crédit d’études de 3,3 millions de francs a été accepté ce 23 mars au Conseil communal.

Les années du «vieux Collège» et de sa Grande salle sont comptées. Il faut dire que ce bâtiment, construit en 1932, gris et décrépi, a presque disparu derrière de nouvelles ailes scolaires colorées et d’autres pavillons annexes venus s’ajouter au fil des besoins. Saturé, l’établissement primaire et secondaire enregistre 25 nouveaux élèves supplémentaires chaque année, sans compter les arrivées de nouveaux habitants.

Le futur projet vise donc un agrandissement majeur du site scolaire. Tandis que les bâtiments Pléiades, Léman et Jaman seront maintenus, la partie centrale d’origine sera détruite, de même que la maisonnette attenante, pour faire place à un nouvel édifice pouvant accueillir huit classes supplémentaires – soit 35 au total, ainsi qu’une crèche, une double salle de gymnastique et un ensemble d’infrastructures sportives modernisées.

Mais c’est aussi tout le site scolaire qui sera rénové et réaménagé de manière durable et environnementale, dans cette pente à plusieurs niveaux de terrasses. En termes d’architecture, le projet lauréat y évoque d’ailleurs un véritable parc vert, avec la plantation d’une «canopée» de nouveaux arbres. Un projet «absolument enthousiasmant», comme l’a souligné la rapporteuse de la commission Jocelyne Henry Baudois (Les Vert·e·s).

Coûts d’honoraires critiqués

Pour l’instant cependant, le préavis soumis au Législatif portait uniquement sur un crédit de 3,3 millions de francs, destiné aux études d’ingénieurs, de géomètres et des différents bureaux de spécialistes. Critiquant des montants d’honoraires «surfaits», qui semblent relever de «l’exagération», Roch Genoud (Alliance Corsier) s’y est opposé et a appelé à revenir à des chiffres «raisonnables et justes».

«C’est cher, certes, mais pas excessif. On ne parle pas seulement d’arbres et de décorations paysagères», a répondu le municipal Cédric Desmet. «Cela concerne aussi tout le travail des terrains de sport, soumis aux contraintes de normes cantonales, de l’acoustique, de l’éclairage naturel. On parle du traitement d’une surface de plus de 14’000 m² avec différents types de construction et niveaux de difficultés», a renchéri le municipal Pierre-André Debétaz.

Des arguments qui ont convaincu. Au final, le crédit d’études a été avalisé à une très large majorité, par 36 voix contre 5. Le Conseil communal a en revanche refusé d’accorder une somme de 10’000 francs supplémentaires, comme le demandaient les Verts, afin que l’étude énergétique, déjà en cours sur les solutions de systèmes de chauffage et d’eau, soit élargie aux autres bâtiments privés voisins.