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Une antenne pour le conservatoire?

Les cours de musique du conservatoire soutiennent notamment la vitalité des fanfares locales.  | G. Ovidiu

Formation
Un groupe de travail a été créé pour identifier un local pérenne dans le chef-lieu d’ici à cinq ans. Un potentiel aujourd’hui encore inexploité.

Dans le district, le nombre d’élèves du Conservatoire de Fribourg (COF) pourrait doubler. Un tel scénario pourrait se concrétiser avec une centralisation des cours dans le chef-lieu de la Veveyse. Car aujourd’hui, les enseignements sont répartis dans différents locaux, entre Châtel-Saint-Denis, Attalens, Semsales et La Verrerie. Pourtant, depuis plus de dix ans, le Conseil d’État souhaite concentrer les cours du conservatoire dans les chefs-lieux.

Une solution avait été proposée dans le cadre du musée «Maison des Amériques», intégré à la Maison Saint-Victor, mais le projet n’a pas abouti (voir édition 237, 21.01.26). Mi-décembre, lors de la séance du Conseil général de Châtel-Saint-Denis, la conseillère municipale (UO-PS) Nicole Tille, également membre de la Commission du conservatoire, a répondu à la question de Jérôme Volery (Le Centre) qui avait interrogé la Municipalité sur l’avancement de ce dossier. 

L’édile socialiste a indiqué qu’elle avait participé en novembre dernier à une rencontre avec plusieurs représentants des instances cantonales, dont la conseillère d’État Sylvie Bonvin-Sansonnens, en présence du préfet François Genoud et du député Savio Michellod, afin de trouver une solution pour le conservatoire à Châtel-Saint-Denis. À l’issue de cette réunion, il a été décidé de créer un groupe de travail chargé de trouver des locaux pérennes dans le chef-lieu.

Améliorer l’accessibilité

«L’objectif est de trouver un local existant, ou éventuellement que la Commune en acquière un. L’idée est de parvenir à une solution au cours de la prochaine législature, avec l’ambition que le conservatoire dispose d’un lieu destiné à l’horizon 2031», explique l’édile.

À l’heure actuelle, la dispersion des cours dans le district affecte leur visibilité et leur attractivité. «Dans la Glâne, depuis que le conservatoire a inauguré ses locaux à Romont en 2020, le nombre d’élèves dépasse les espérances. J’ai bon espoir que l’on observe le même phénomène à Châtel-Saint-Denis, partage Nicole Tille, qui rappelle également l’importance de l’accessibilité financière de certains enseignements. Les cours de cuivres apportent un vrai soutien aux jeunes investis au sein des fanfares locales. Grâce au conservatoire, financé à près de 50% par l’État et 50% par les Communes, cette formation est bien plus accessible que dans les écoles de musique privées.»