« Ce futur collège, c’est plus qu’une école »

Image de synthèse du futur complexe scolaire à la Tronchenaz à Villeneuve.  | Itten+Brechbühl SA

Haut-Lac
Architectes et politiques ont présenté mercredi dernier les plans du futur complexe scolaire qui sera construit à la Tronchenaz, à Villeneuve.

Le mercredi 28 août 2024 sera à marquer d’une pierre blanche dans la région du Haut-Lac. À la salle de la Tronchenaz, à Villeneuve, devant un parterre de plus de 60 invités, dont des syndics, municipaux et conseillers communaux, le vainqueur du concours d’architecture du futur grand collège intercommunal a été dévoilé. 

C’est peu dire qu’il est attendu: depuis plus de 20 ans, le manque de structures scolaires ne cesse de s’aggraver face à l’augmentation exponentielle de population dans cette partie du Chablais vaudois, avec une hausse énorme d’enfants à enclasser. 

Le futur établissement concerne Villeneuve, Noville, Rennaz, Roche et Chessel. C’est l’Association scolaire et parascolaire intercommunale du Haut-Lac (ASPIHL), composée de représentants de chaque commune, qui est chargée de la gestion du dossier – comme pour d’autres projets scolaires dans le périmètre.

«C’est Itten et Brechbühl à Lausanne qui l’a emporté à l’unanimité. Vingt-neuf bureaux suisses et européens ont répondu à l’appel d’offres. Quatre ont été retenus dans un premier temps et développés», annonce Patrick Devanthéry, président du collège d’experts.

«Enfin! Cette étape est importante dans le cadre de la construction du complexe scolaire. C’est la promesse d’un avenir pour nos enfants et leurs enseignants, d’un avenir commun pour la population de nos communes et la région. C’est plus qu’une école. Elle nous permettra de désengorger les classes et de supprimer celles dites temporaires», se réjouit Marc-Olivier Narbel, président de l’ASPIHL et municipal chesselois. «C’est un beau projet, la dynamique est en marche», renchérit Corinne Ingold, syndique de Villeneuve, commune hôte de l’établissement à venir.

Activités sportives maintenues

Le complexe se situera à la Tronchenaz et sera édifié à côté de l’actuelle salle polyvalente qui sera conservée, alors qu’il avait été annoncé qu’elle serait rasée. Surtout, et c’est capital, les activités sportives actuelles, principalement tennis et football (même si les terrains seront déplacés), seront maintenues.

«Nous avons envisagé un rez avec deux étages. Avec des dalles mixtes en bois-terre, beaucoup de bois pour les structures, et en réduisant les parties vitrées pour moins d’effet de chaleur. Nous avons travaillé sur la bonne circulation intérieure, qui comprend différents patios», explique Daniel van der Vyver qui a présenté, avec Laurent Gerbex, les plans qu’ils ont conçus.

Vingt-six classes seront construites (capacité pour plus de 500 enfants), ainsi qu’une salle de gymnastique triple attenante, de même qu’une cuisine, des réfectoires et des salles spéciales, mais pas d’UAPE. 

Devant, à l’extérieur, une cour pourra être utilisée, hors périodes scolaires, par diverses associations locales. Pauline Jochenbein, architecte paysagiste associée du bureau lausannois approches.sa, a présenté le parc qui sera créé, ainsi que la future promenade le long de l’Eau-Froide.

Autres classes à venir

Le coût du projet entier, pour une ouverture prévue au plus tôt en 2029, n’est pas connu. «Il dépassera les 35 millions déjà votés par les Communes, car, en plus, nous allons demander d’autres crédits pour d’autres sites», prévient Marc-Antoine Narbel. 

Ici, le président de l’ASPIHL évoque «la création de 5 classes primaires à La Tour-Rouge à Villeneuve, d’une bibliothèque, un doublement de la salle de gym et les bureaux de l’ASPIHL. Nous planchons sur de nouvelles salles en primaire à Roche. Nous aimerions faire de même à Rennaz, mais nous n’avons pas encore les terrains…»

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