
Dans la masse des ordonnances pénales prononcées chaque mois par la justice cantonale, les insultes, coups, refus d’obtempérer, dépassement de la vitesse autorisée, conduite sans permis, possession de substances illicites sont devenus largement monnaie courante. Les dommages à la propriété sont moins légion.
Une peine prononcée, dans le cadre de ce type d’infraction courant octobre, par un procureur du Ministère public de l’arrondissement de l’Est vaudois, ressort clairement de la pile. Un soir de printemps, vers 22h30, le client d’un hôtel veveysan de la place, très énervé de ne pas recevoir suffisamment vite la clé de sa chambre, menace le personnel employé à la réception. Il «veut tout casser».
Plus de 4’000 francs!
Né à Aigle, au bénéfice d’un casier judiciaire par deux fois chargé, l’homme joint le geste à la menace. Il se saisit d’un ordinateur dans le bureau, puis le lance contre le mur. Il le remet ensuite comme si de rien n’était à sa place. Dans la foulée, il défouraille et se met à uriner – durant 30 secondes, précise l’ordonnance de condamnation – sur l’imprimante du bureau. Résultat: totalement inutilisable.
La direction de l’hôtel veveysan a évidemment déposé une plainte pénale. À l’issue de l’instruction, le Chablaisien a été condamné. Au pénal, il écope de 30 jours-amende à 80 francs le jour, pour un total de 2’400 francs. Pour l’ordinateur endommagé et l’imprimante noyée par son urine, la facture s’allonge de 1’569 francs. 200 francs sont encore compris pour les frais de procédure.
