
Avec quelque 8’000 entrées au 1er janvier, la patinoire éphémère de Vevey connaît un franc succès. | Vevey sur glace
Aux meilleures heures de la journée, la luminosité du lac envahit le dôme glacé. Patiner, c’est bien. Patiner avec une vue sur les cimes, c’est mieux. En plein mois de décembre, il était difficile de trouver de la place pour zigzaguer sur la glace, tant les jeunes patineurs affluaient.
Installée à quelques pas des rives lémaniques, la patinoire couverte a déjà enregistré au 1er janvier plus de 8’000 entrées – enfants et adultes confondus. «Ce qui est très réjouissant, c’est que ce sont essentiellement des jeunes de la région qui viennent profiter de l’infrastructure», précise le président de l’Association Vevey sur glace Patrick Bertschy.
Ouverte depuis le 25 novembre, la patinoire saisonnière a accueilli 24 anniversaires et des sorties de groupes. «Les écoles remplissent la glace en semaine sur les périodes scolaires», étaye la directrice de Vevey sur glace Diane Bryois. À savoir que les entrées scolaires ne sont pas encore comptabilisées à ce stade.
Succès populaire
Si la structure ne fait pas que des heureux, notamment du côté de Pro Riviera (voir édition 181, 27 novembre 2024) qui juge cette construction comme étant illégale, Patrick Bertschy relativise. «Que l’on soit content ou non, la seule et vraie réponse réside dans le succès populaire rencontré par cette patinoire.»
Selon Vevey sur glace, cette réussite réside aussi dans la collaboration inédite avec Riviera Noël et est également due à la surface de glisse complète de 600 m2. L’association souhaiterait idéalement pouvoir revenir à cet emplacement à l’avenir. Des discussions sont prévues avec les autorités à ce sujet.
En prévision du réaménagement de la place du Marché, Patrick Bertschy estime que ce serait une erreur de ne pas prévoir la patinoire éphémère à cet endroit. «Évitons une configuration comme celle la place de la Riponne à Lausanne. Tous les événements qui se déroulent à Vevey doivent avoir lieu sur cette place. Il faut qu’elle vive!»
