
Le lézard vert est le plus grand reptile de Suisse, pouvant atteindre jusqu’à 42 centimètres de long. | Wikimédia
On le croise sur les chemins ou les murets, il se glisse dans les interstices ou flâne au soleil: le lézard commun est un compagnon quasi quotidien. L’un de ses représentants un peu méconnu est le lézard vert. «Reconnaissable à sa couleur jaune-verte, ce reptile est le plus grand des lézards de Suisse, jusqu’à 42 centimètres pour le mâle», peut-on lire dans la dernière mouture de Villeneuve Info.
Le journal communal de la cité du Haut-Lac précise que «sa population est importante en Valais et au Tessin, mais qu’il est en revanche menacé dans le Chablais vaudois. Sur les bords du Léman, où son habitat entre en conflit avec les exploitations humaines, il ne subsisterait que quelques populations».
Villeneuve qui compte 1’000 hectares de surfaces forestières – un tiers de son territoire – a identifié différentes espèces en danger avant le lézard vert. «Nous nous sommes penchés sur la défense et la conservation de la rosalie des Alpes, du tétras-lyre, du lucane cerf-volant, d’autres reptiles, aussi des castors sur nos propriétés communales à l’intérieur de la réserve naturelle des Grangettes. Aussi sur la flore avec nos châtaigneraies et nos vergers», liste Martin von der Aa, garde forestier communal.
Aujourd’hui, son équipe tourne un peu plus l’attention sur le lézard vert, visible dans les lisières viticoles ensoleillées. «Notre travail consiste à empêcher l’ombrage excessif, à couper certains arbres à proximité de leur habitat, à favoriser des lieux de nidification: tas de pierres ou de bois.» Parallèlement, le débroussaillage d’anciennes prairies permet aux insectes de se développer. Ce qui consiste en un garde-manger de choix pour le lézard vert.
Ces actions liées à la promotion de la biodiversité en forêt sont subventionnées par le Canton et la Confédération. Le Parc naturel Gruyère Pays-d’Enhaut, dont fait partie Villeneuve, y contribue aussi. La Municipalité encourage par ailleurs l’équipe de Martin von der Aa à intégrer ce type de travaux dans la gestion du patrimoine forestier. Des formations sur les espèces protégées sont suivies par les bûcherons communaux.
«Nos forestiers-bûcherons apprécient ces chantiers, qui demandent un sens aigu de l’observation de la nature, une sylviculture fine, et leur permettent d’œuvrer pour la nature et sa biodiversité», conclut Martin von der Aa.
