
La pose de ce dernier morceau a nécessité la fermeture de l’A9 durant plusieurs nuits. Une autogrue de 400 tonnes a été utilisée. | Stephan SA
Un arc de 57 mètres de long pour 750 tonnes d’acier… Le squelette métallique qui enjambe depuis peu l’A9 à Yvorne ne passe pas inaperçu. C’est la semaine dernière qu’a été posée la troisième et dernière partie du futur passage à faune des Grands Marais. Menée par l’entreprise fribourgeoise Stephan SA, l’opération a nécessité la fermeture de l’autoroute durant plusieurs nuits.
Cette étape clé étant réalisée, le chantier va pouvoir suivre son cours. «La prochaine phase majeure consistera à réaliser le ferraillage, puis le bétonnage du tablier du pont», indique Alexandra Popescu, porte-parole de l’Office fédéral des routes (OFROU). «Viendront ensuite l’étanchéification, ainsi que la mise en place de la terre végétale. Pour finir, des plantations seront effectuées, en principe en fin d’année.»
Selon elle, des fermetures nocturnes de l’A9 sont encore à prévoir entre fin septembre et début octobre. La mise en service de la passerelle est envisagée d’ici au début 2027.
Pas pour les promeneurs
D’un coût estimé entre 12 et 15 millions de francs, ce pont financé par la Confédération est l’un des 41 passages qui doivent voir le jour sur le réseau des routes nationales. Large de 45 mètres, l’ouvrage chablaisien vise à favoriser le déplacement de grands herbivores, comme les cerfs et les chevreuils, mais aussi celui des lynx, des sangliers, des renards ou encore des blaireaux.
Les êtres humains pourront-ils aussi en profiter? «Non, répond la porte-parole de l’OFROU. Il s’agit d’un passage uniquement pour la faune. Nous allons faire en sorte qu’il ne soit pas attractif pour les promeneurs, afin que les animaux puissent se déplacer sans crainte.»
