
La Rolls-Royce garée à l’entrée du Riviera Café l’atteste: le nouveau restaurant du Casino Barrière de Montreux attise toutes les curiosités. Sur la terrasse aux beaux parasols couleur bordeaux, le mix est parfait, les uns en bermuda et chemise à fleurs, les autres en talons aiguilles et robe couture.
En fait, tout se passe exactement comme Estelle Mayer, fondatrice avec son mari Nicolas de la société Montreux Republic, l’avait imaginé: le nouveau Riviera Café est un lieu à la fois raffiné et convivial, où l’on vient pour un cocktail, un snack ou un repas. Oh, il n’est pas question d’une grande table gastronomique, ni de tarifs élevés, «mais d’un restaurant fédérateur qui tient à la fois de la rôtisserie française traditionnelle et du bistrot urbain à la new-yorkaise», explique l’entrepreneuse en parcourant son Riviera Café dont le nom, lui, évoque immédiatement la Côte d’Azur.
Il faut dire que l’atmosphère «Croisette» et «Promenade des Anglais» convient à merveille au panorama qu’offre la terrasse du Riviera Café. On y voit les eaux bleutées du Léman scintiller entre palmiers et pins parasols. Et la piscine sixties – qui fait partie de l’établissement – avec ses cabines de bain blanches et bleues, ses exquis parasols rayés (regardez bien, ce sont les même qu’au San Domenico Palace, à Taormina, en Italie, qui a servi au tournage de White Lotus) et sa cabane-guignette en bois qui rappelle les îles, ne fait qu’ajouter au charme vacancier de ce Riviera Café qui se profile en véritable destination.
Des plats dans l’air du temps
La découverte se poursuit à l’intérieur avec un décor Napoléon III qui invite au voyage, dans le temps cette fois… Celui de l’ancien Casino, véritable bijou architectural de la Belle-Époque tristement parti en fumée lors d’un concert de Frank Zappa en 1971. Hommage au festival de jazz, des guitares portant la signature de stars font également partie du décor (voir encadré ci-contre).
Mais qui dit restaurant, dit aussi cuisine. Aux fourneaux, c’est Richard Huteau, 33 ans, un chef venu de Bordeaux qui œuvre. Sa carrière l’a mené de France (il a travaillé avec la fameuse Maïté) en Angleterre, en Australie et à Verbier, avant de le faire s’arrêter ici. Sa mission à Montreux: séduire le public local et international avec un choix de plats dans l’air du temps (gravelax de bœuf à la japonaise, ceviche de daurade, tataki de thon), de saison (gaspacho, perches meunière, salade Riviera), ou intemporels /irrésistibles (travers de porc au whisky, sole meunière, rigatoni à la vodka).
Une carte élaborée de concert avec le chef exécutif du groupe Montreux Republic, Philippe Landry, qui supervise ainsi sept restaurants dans la région: Coco Mama, Bla Bla, Coucou, Li Lo, La Villa, Ma Cocotte et maintenant Riviera Café.
Et, nous l’avons évoqué, ce dernier décline plusieurs points de vente. Il y a le restaurant, et sa belle terrasse, mais aussi le bar avec vue sur la salle de jeux, puis le cabanon près de la piscine et encore une guinguette sur le quai où dévorer une pinsa ou siroter un cocktail au bord du lac. Et le clou de cette première saison, ce seront les «pool parties» qui auront lieu du vendredi au dimanche pendant le festival de jazz. Voilà qui donne envie d’aller faire un tour à Montreux!

Des plats signature, il n’y en a pas un, mais deux! D’une part le savoureux gravelax de bœuf à la japonaise (fines tranches de viande bien tendres, avocat idéalement mûr et onctueux, et concombre pour le croquant). Une sauce au soja titille et tonifie le tout. Un magnifique plat estival et voyageur parfait dans le cadre subtropical du jardin du Riviera Café. Puis, ode à la tradition, il y a la sole meunière. Le délicat poisson – il est souvent appelé «Roi des poissons» – est ici apprêté et servi dans les règles de l’art. Soit légèrement passé dans la farine (d’où le nom «meunière»), puis poêlé au beurre et nappé de beurre noisette. Pour lui donner la réplique, une sauce tartare maison – bien sûr – des légumes et des frites croustillantes.
Des plats signature, il n’y en a pas un, mais deux! D’une part le savoureux gravelax de bœuf à la japonaise (fines tranches de viande bien tendres, avocat idéalement mûr et onctueux, et concombre pour le croquant). Une sauce au soja titille et tonifie le tout. Un magnifique plat estival et voyageur parfait dans le cadre subtropical du jardin du Riviera Café. Puis, ode à la tradition, il y a la sole meunière. Le délicat poisson – il est souvent appelé «Roi des poissons» – est ici apprêté et servi dans les règles de l’art. Soit légèrement passé dans la farine (d’où le nom «meunière»), puis poêlé au beurre et nappé de beurre noisette. Pour lui donner la réplique, une sauce tartare maison – bien sûr – des légumes et des frites croustillantes.

Il y a un coin du Riviera Café qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte. C’est celui qui surplombe la salle de jeux, mais surtout celui qui permet de découvrir les vitrines éclairées abritant quelques exemplaires uniques de guitares de la collection de Claude Nobs. Il y a notamment cette guitare qui porte les signatures d’une extraordinaire palette de stars: Oleta Adams, Stéphane Eicher, Larry Graham, Al Jarreau, Maxi Priest et ZZ top. Ce bel instrument avait été offert à Claude Nobs pour son 50e anniversaire. Juste à côté, un autre objet d’exception: voici l’instrument portant la signature de BB King. Et un peu plus loin, il y encore la guitare de l’édition 2003 du Montreux Jazz Festival. Tous ces instruments uniques sont mis à disposition par la Fondation Claude Nobs. Et le Riviera Café s’en trouve anobli au rang de musée du Jazz.
