
Avec plus de 150 juniors dans ses rangs, le Riviera Rugby Club est l’une des structures qui forment le plus de jeunes joueurs en Suisse. | X. Crépon
Ses dirigeants s’en étaient ouverts dans nos colonnes en 2022. Depuis, la situation n’a pas vraiment changé: le Riviera Rugby Club est toujours à l’étroit sur son terrain du Grand-Pré, à deux pas du Château de Blonay. Et ce, bien que la structure créée en 2010 soit présentée comme l’une des plus importantes du pays en matière de formation. Ses effectifs actuels se chiffrent à plus de 150 juniors et 220 membres actifs.
Mais le dossier avance. Le 16 juin dernier, le Conseil communal de Blonay-Saint-Légier a débloqué un crédit d’étude de 110’000 francs en faveur de la cause ovalienne. Un cadeau de dernière minute, puisqu’il s’agissait de l’ultime crédit voté de cette fin de législature. «Pour jouer à domicile, le club doit se déplacer dans le Gros-de-Vaud!», plaidait le désormais ancien syndic Alain Bovay.
Cette enveloppe doit permettre à la Municipalité de faire appel à un expert pour la guider dans la rénovation et l’extension de ce terrain communal, qui accueille également d’autres activités sportives, ainsi que des manifestations comme la Désalpe. Concernant le rugby, il s’agit notamment d’agrandir la surface pour pouvoir organiser des rencontres officielles. L’Exécutif a également souligné la nécessité de refaire totalement le système de drainage. Et là, différentes variantes existent.
Le «papa» de La Tuilière
Face à ces démarches techniques, la Commune a donc sollicité Robert Mohr. Architecte de formation, habitant de Blonay, ce dernier est responsable «Infrastructures et projets» au Service des sports de Lausanne, un poste qu’il quittera à la fin de l’année. À son palmarès, on citera notamment la construction du Stade de la Tuilière et de la Vaudoise Arena. Mais c’est en tant que spécialiste indépendant qu’il se penchera sur le dossier du terrain blonaysan.
Et donc, quand est-ce que les rugbymen de la Riviera pourront profiter de leur nouvelle surface? Contacté, Robert Mohr se risque à articuler un calendrier: «Idéalement, nous pourrions imaginer semer le gazon en septembre 2027. Il faudrait ensuite attendre environ une année pour que l’herbe soit bien développée. Si tout va bien, je tablerais sur un usage possible à l’été 2028.»
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