À Veytaux, pro et antifusion campent sur leurs positions

Dernière ligne droite
Lors d’un débat, les partisans et opposants ont échangé leurs arguments autour des finances et de l’autonomie. Le peuple votera le 22 septembre.

«Si j’avais un fils, en cas de non-fusion, je déménagerais à Montreux.» Jean-Marc Emery, représentant de «Veytaux son avenir» au côté de Stéphane Thélin, donne le ton des profusion, ce mercredi 28 août, dans la salle de gym de Veytaux. 150 personnes se sont réunies pour assister au débat, modéré par «Riviera Chablais Hebdo», concernant la fusion de Veytaux avec Montreux.
Bien que présents, les représentants des Municipalités concernées ont gardé le silence, étant soumis à un devoir de réserve jusqu’à la votation populaire du 22 septembre.

Favoriser le statu quo
Voisines, les deux Communes sont déjà liées par plusieurs accords intercommunaux. Pour les opposants, les conventions permettent à chaque parti de trouver son compte. «Pourquoi signer un contrat de mariage quand on peut être en concubinage?», s’interroge Aline Sandmeyer de «1843 Veytaux-Chillon».
Du point de vue des profusion, l’autonomie de Veytaux n’est qu’une illusion, puisque la Commune ne fonctionnerait pas sans ces accords. Pour eux, la fusion permettrait d’être plus forts dans les négociations avec le Canton. Elle garantirait aussi une amélioration des services communaux comme un accès facilité grâce au guichet virtuel.
«Je ne crois pas aux effets de synérgie des grandes communes», lance l’opposant Jean-François Pilet. «Plus les structures sont grandes, plus les décisions prennent du temps à être prises. Avec la fusion, nous perdrons en proximité et en flexibilité», ajoute Aline Sandmeyer.

Améliorer les finances
«Le coût de la charge administrative pèse trop lourd sur la Commune et péjore les investissements qui pourraient être réalisés en faveur de la durabilité ou de la préservation du patrimoine, etc.», déclare Stéphane Thélin. «Veytaux son avenir» craint l’endettement de la Commune sur le long terme. «Les chiffres communaux peuvent paraître au désavantage de Veytaux. Mais les infrastructures sont en bon état, les finances sont saines et en faveur de la population», contrebalance Jean-François Pilet.
Si la fusion est acceptée, la nouvelle commune formerait un seul et unique arrondissement électoral. Un changement synonyme de renouveau pour «Veytaux son avenir», qui observe des difficultés à trouver des candidats en suffisance lors des élections. Les activités organisées par Pro Veytaux bénéficieraient aussi de cet élan selon eux, avec un meilleur financement et un rayonnement plus large.
Pour les opposants, «Montreux a son aura, Veytaux ses spécificités.» Ils mettent en avant la proximité, la cohésion sociale, une Municipalité stable et l’indépendance politique des membres du Conseil communal. En cas de fusion, ils craignent que la voix des Veytausiens ne soit absorbée par celle de leur parti et la disparition de leur identitié.
Le mot de la fin reviendra aux citoyens, dans les urnes, le 22 septembre prochain. La nouvelle commune, qui prendrait le nom de Montreux, entrerait en fonction au
1er juillet 2026.