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Du classique en mode improvisation

Phanee de Pool présentera un concert symphonique haut en couleur le 6 février.  | A. Gerzat

La Tour-de-Peilz
Pour sa 9e édition, la programmation du Riviera Classic+ réunira du 5 au 8 février opérette et chanson française, jazz et symphonie. De quoi refléter les envies de démocratisation du festival.

Vous connaissez sûrement Phanee de Pool en mode pop, mais la connaissez-vous en version symphonique? Pour son concert au Riviera Classic+, un orchestre sera spécialement formé pour l’occasion, le Rocket Symphonik Classic+. Avec 17 musiciens réunis en un ensemble, ce projet est un «peu fou», elle l’admet elle-même. Une première expérience qui sera dévoilée le 6 février à la salle des Remparts.

«Nous nous lançons sans filet, car nous n’allons répéter qu’une seule fois avant la représentation. Cela amène un côté jovial, et me rappelle le stress des débuts.» Si ce n’est pas la première fois que la chanteuse originaire du Jura Bernois se fait accompagner d’un orchestre, la performance aura cette fois-ci quelques sursauts d’improvisation.

«C’est un projet clé en main, précise l’artiste. J’arrive avec une mallette de partitions, je donne deux ou trois indications de mise en scène, et c’est parti! Tout le monde peut y participer.»

Mélodies métissées

Une musique joyeuse et accessible, c’est justement le projet de Manuel Voirol, qui a repris les rênes de Riviera Classic+ il y a deux ans. Depuis, son maître mot, c’est la démocratisation. Dans les styles musicaux d’abord. «Pour moi, il fallait ouvrir le programme, qui était jusqu’alors très basé sur le répertoire classique. Le symbole <plus>, du nom Riviera Classic+, permet justement de la flexibilité. On peut mélanger de la pop et de la musique classique, par exemple.»

Une démocratisation qui passe aussi par la gratuité, ce qui n’exclut cependant pas une rémunération juste des artistes. «Étant moi-même violoniste, je ne me voyais pas sous-payer mes collègues», confirme le président. La sobriété de la programmation – deux concerts sont prévus chaque soir – permet également des prestations de plus longue durée, et «donne l’opportunité à l’artiste de s’exprimer avec plus d’emphase», conclut Phanee de Pool.

Ce programme varié donne le ton aux nouvelles gammes du festival, qui s’apprête à fêter ses 10 ans en grande pompe l’an prochain.

Une plongée au coeur de la musique

Mêler interprétation en direct et découverte pédagogique: le 8 février à la salle des Remparts, le public pourra suivre les partitions en temps réel de l’orchestre Amati et explorer la structure des œuvres, le tout grâce à un QR code. Une cinquantaine de musiciens joueront des airs de Mozart et Bach, ainsi que des partitions issues de musiques de films. «Jouer dans un festival nous permet de rencontrer un public qui nous connaît moins, de s’ouvrir à un nouveau lieu, et de partager des dynamiques musicales avec d’autres artistes», explique le chef d’orchestre Marc Tairraz avec enthousiasme. Après le festival, l’ensemble Amati mettra les voiles pour débarquer dans la salle des banquets du Château de Chillon le 28 mars, pour un concert intimiste et inédit.

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