
En souvenir de sa venue, Kevin Nicolet a reçu un cadeau de la fromagerie locale «Chez Manu», offert par la Commune. | J. Collet
Accoudées à la barrière de l’entrée de la patinoire itinérante gratuite Mini BCF Arena, cinq filles guettent l’arrivée du joueur du HC Fribourg-Gottéron. Ce vendredi après-midi 20 février, l’attaquant de 22 ans est venu échanger quelques pucks avec les enfants de la région. Patins aux pieds, des garçons se précipitent vers le bord de la patinoire synthétique. «Nicolet!» «Il est là!» Quelques applaudissements saluent son arrivée.
Baskets aux pieds pour ne pas se blesser, il lance quelques pucks avec une vingtaine d’apprentis hockeyeurs âgés de six ans et plus, tous impatients de toucher le palet et de rencontrer le joueur. «Partager ces moments avec les plus jeunes, c’est important, confie Kevin Nicolet. Quand j’étais enfant, j’avais des étoiles plein les yeux lorsque je voyais un joueur de Gottéron et que je pouvais passer un moment avec lui. Aujourd’hui, j’essaie de rendre de cette magie en retour.»
Un événement attirant la foule
Autour de la patinoire, longue de 20 mètres et large de 10, une cinquantaine d’enfants et de parents observent la scène. Parmi eux, Aurélie Chassot est venue avec ses deux enfants, Manon, 11 ans, et Louis, 9 ans. «Tous les Fribourgeois suivent Gottéron, c’est ancré en nous», glisse la Semsaloise, membre du comité des Coeurs Semsa’s, l’une des quatre sociétés locales impliquées dans l’organisation de la patinoire itinérante, installée jusqu’à la fin du mois dans le village.
«C’est la première fois qu’on a une patinoire dans le village, indique la syndique Noémie Berthoud. Ce projet s’inscrit dans la volonté de fédérer toute la population autour du Championnat du Monde de hockey sur glace 2026, qui se tiendra du 15 au 31 mai à Fribourg et Zurich.» L’édile partage sa surprise devant l’ampleur de la foule réunie pour la rencontre avec Kevin Nicolet. «Je suis très contente du résultat. Cette joie sur le visage des enfants, c’est magique.»
Pucks, passes et défis
Esquives, sauts avec le puck, tirs depuis différents angles pour marquer, le sportif enchaîne les défis avec les enfants. «Chacun son tour», rappelle-t-il, pour que ce soit «équitable». Les enfants participent avec enthousiasme. «Bravo pour l’exemple!», lance un papa depuis le bord de la patinoire.
Presque tous suivent le club, à la télé ou en assistant aux matches depuis la patinoire Saint-Léonard. « Avec mes fils, on s’est dit que ce serait intéressant de le voir dans un autre contexte, de plus près. On ne l’aurait peut-être pas reconnu, car en match, on ne le voit que de loin et avec son casque», explique Jean-Marc Oberson de Fiaugères. Si le club mise sur les jeunes, son joueur fétiche reste le capitaine Julien Sprunger, bientôt 40 ans, qui réalise une belle performance pour sa dernière saison.
Trophée personnalisé
Dans la patinoire, c’est l’heure du dernier défi. Une dizaine de garçons se préparent pour le tir au but. Plusieurs tours sont nécessaires pour départager les qualifiés. «On refait, on refait!», s’exclame un enfant lorsque personne ne marque. Puis vient le tour de la course. «J’ai des mauvais patins!», lance un adolescent. Finalement, un jeune repart avec la canne estampillée Nicolet. Mais pas question de céder son maillot, c’est le vrai.
Vient le moment tant attendu des autographes. Kevin Nicolet signe au marqueur argenté sa carte de joueur, mais aussi casques, gobelets, coques de téléphone et écharpes de Gottéron, sous les yeux ravis des enfants. «Ça me fait plaisir de voir que cette rencontre réjouit les gens, confie-t-il. C’est un événement de petite envergure, mais je le referai sans hésiter.»
