
Le trio Glaascats (de g. à dr.) Amelia Kamber, Jonathan Gay et Alexander Kamber gagne en notoriété sur la scène francophone, principalement en Suisse et en France. | L. Schmutz
À l’affiche de plusieurs festivals en Suisse romande cet été, Glaascats a le vent en poupe. Le trio châtelois a sorti son nouvel EP «Pond» le 21 juin dernier, un projet qu’il décrit comme léger, estival et sans prise de tête.
Créé en 2019 par Alexander (guitare et voix) et Amelia Kamber (basse et voix) – ils sont frère et soeur – le groupe a été rapidement rejoint par le batteur Jonathan Gay. Les deux garçons s’occupent de la composition des morceaux, tandis qu’Amelia se charge de l’identité visuelle. Ensemble, ils partagent un univers «imaginaire, rêveur et introspectif». «Ce sont nos trois énergies réunies en une fréquence sonore», confirme Alexander. Leur musique – du rock alternatif et do-it-yourself – ils la perçoivent comme une façon de percer l’invisible.
Pour leurs créations, ces vingtenaires s’inspirent principalement de la nature et de leur environnement. Se laissant porter par leurs émotions, ils affirment tous se retrouver dans leur son et entrer en vibration avec leurs morceaux, même si le caractère intime et personnel de ces derniers rend parfois l’interprétation sur scène quelque peu… intimidante.
«On se sent parfois vulnérables en jouant devant des inconnus. On leur révèle une part de nous, c’est une sorte de mise à nu. Mais d’un autre côté, c’est aussi rassurant d’être à trois sur scène, poursuit Alexander. Au final, on prend beaucoup de plaisir à nous produire devant notre public!»
Des rêves d’Europe
Depuis ses débuts, Glaascats a été très actif sur la scène suisse et française, notamment à Annecy, Strasbourg et Paris. Ces dates de l’autre côté de la frontière lui ont permis de rejoindre une agence de booking française.
Son style a évolué au fil des albums – déjà quatre à son actif – avec une intégration récente de synthé et de rythmes moins conventionnels dans ses compositions. Même si elles sont aujourd’hui plus recherchées, le trio souhaite conserver une certaine simplicité dans ce qu’il propose.
Alors que Glaascats gagne en notoriété au fil de ses performances dans des festivals ou dans différents lieux dédiés à la musique actuelle, ses membres ne vivent pas encore de leur art. «On peut se permettre quelques restos, mais on n’en est pas encore à payer nos factures», plaisante le chanteur. Le groupe compte toutefois passer professionnel dès que possible. «Afin de poursuivre notre développement et toucher un plus large public, ce serait un grand plus. On rêverait de jouer un peu partout en Europe!» D’ici là, Jonathan Gay, Amelia et Alexander Kamber cumulent les dates en Suisse, et n’oublient pas la création. «Notre prochain album est déjà en cours de préparation», révèle le trio.
Plus d’infos:
Glaascats jouera au Festival Nox Orae, à La Tour-de‑Peilz, le 29 août prochain.
