
Les investigations en cours devront faire la lumière sur l’incident rencontré par cet appareil basé à Saanen. | Air-Glaciers
L’incident est visiblement assez important pour que le Service suisse d’enquête de sécurité (SESE) se saisisse du cas. Le samedi 20 janvier 2024, un hélicoptère d’Air-Glaciers s’est vu contraint de regagner sa base de Saanen. Le souci? L’une de ses turbines est tombée en panne alors qu’il partait pour une mission de sauvetage en direction d’Avoriaz.
À 12h44, l’appareil – un EC135 construit par Airbus – survolait Rougemont, lorsqu’«un des deux turbomoteurs s’est éteint sans signes prémoniteurs», peut-on lire dans le rapport de première information publié le 30 août dernier par le SESE. Outre le pilote, il avait à son bord deux membres d’équipage médical. L’aéronef a pu rentrer et se poser «sans problèmes ultérieurs».
Redécollage deux jours après
Contactée, l’entreprise Air-Glaciers n’a pas souhaité commenter le cas. «Au vu du peu d’informations que nous possédons actuellement et comme l’enquête est toujours en cours, nous n’allons pas donner d’interview», déclare son responsable communication Gaël Gillioz.
Mais il précise que ce type d’événement est «assez rare». «Nos équipages sont entraînés à y faire face.» Et d’ajouter que la machine immatriculée HB-ZUI a pu reprendre du service le surlendemain grâce à «l’excellente collaboration avec le constructeur et le travail de nos équipes de maintenance».
Conçu pour voler avec un seul moteur
Alors, vrai coup de chaud ou légère tension ce jour-là dans le ciel du Pays-d’Enhaut? Un pilote expérimenté de la région – qui préfère garder l’anonymat – a accepté d’apporter son éclairage sur ce genre d’événement. «Avec ce type d’hélicoptère, il est prévu de pouvoir voler sur un seul moteur. C’est clair qu’on ne peut pas faire tout ce que l’on fait avec les deux turbines, mais on peut se sauver de la situation.»
Concernant les procédures à suivre, chaque panne a la sienne. «Elles sont toutes détaillées dans le manuel de vol de l’appareil. Mais il est évident qu’un hélico qui a un problème technique, qui plus est un moteur à l’arrêt, doit regagner le sol au plus vite.»
Quant à savoir pourquoi la turbine de l’EC135 d’Air-Glaciers a subitement lâché, c’est ce que devra éclaircir l’enquête du SESE.
