
Jean-François Pachoud s’apprête à transmettre les clés du club à son successeur. En dix ans de fonction, il est surtout fier d’avoir contribué à ramener le FC Châtel en deuxième ligue. | S. Jashari
Jean-François Pachoud, qu’est-ce qui vous a amené à diriger le FC Châtel-Saint-Denis?
– Je suis arrivé à Châtel en 1985. J’y ai joué plusieurs saisons en première ligue et, en 1991, nous avons réussi à accrocher la ligue B. J’avais donc déjà une histoire avec ce club. En 2015, notre président d’honneur, Gérard Vauthey, m’a contacté pour me demander de le reprendre, alors qu’il était en difficulté. Il restait une équipe en quatrième ligue et les féminines. Nous avons décidé de reconstruire à partir de là.
Quels étaient vos objectifs lors de votre arrivée?
– L’objectif prioritaire était de retrouver au plus vite la deuxième ligue (ndlr: le FC Châtel-Saint-Denis joue dans cette ligue actuellement), tout en sachant que cela demanderait du sérieux, du travail et des exigences. Il fallait également faire revenir du public au stade et retrouver des sponsors, car l’intérêt autour du club avait diminué après la relégation.
Comment s’est déroulée la reconstruction sportive?
– Lors de la saison 2015-2016, nous étions en quatrième ligue. Nous pensions mettre deux ans pour monter, mais nous l’avons fait immédiatement. Ensuite, nous avons passé deux saisons en troisième ligue avant d’accéder à la deuxième ligue, puis à la deuxième ligue inter. La deuxième équipe, elle, est montée de la cinquième à la troisième ligue, et une troisième équipe a également été créée et promue. Cela représente six promotions au total, malgré une relégation de la deuxième ligue inter à la deuxième ligue.
Quels sont vos plus beaux souvenirs?
– La victoire en Coupe fribourgeoise en 2021 avec l’équipe de deuxième ligue reste un moment fort. Gagner une Coupe cantonale est quelque chose de rare pour un club.
Qu’est-ce qui rend le FC Châtel-Saint-Denis unique selon vous?
– Aujourd’hui, c’est un club structuré, notamment au niveau des entraîneurs. Un joueur qui arrive ici sait qu’il devra travailler, mais qu’il évoluera dans un cadre sérieux, avec une bonne ambiance et un terrain de qualité. Le club possède aussi un passé important dans la région, avec des promotions et des résultats marquants.
Avec le recul, de quoi êtes-vous le plus fier?
– D’avoir contribué, avec le comité et les joueurs, à refaire de Châtel un club dont on parle, qui attire du monde et qui joue en deuxième ligue. Je suis également très fier du travail réalisé avec les juniors, qui permet aujourd’hui d’intégrer des jeunes joueurs dans les équipes actives.
Quels sont vos souhaits pour l’avenir du club?
– J’aimerais que le club reste attractif et travailleur, dans un bon état d’esprit, en conservant son côté familial, tout en gardant une exigence de performance. Le nouveau président devra être bien entouré. J’ai eu la chance de l’être pendant ces dix années, notamment par les responsables juniors, les entraîneurs et les membres du comité.
Pensez-vous rester impliqué dans la vie du club?
– Je resterai évidemment supporter, mais je ne souhaite plus m’impliquer dans les décisions. Il est important de laisser la nouvelle équipe travailler librement.

Qu’est-ce qui vous motive à reprendre ce rôle?
- Ce sont les jeunes du FC Châtel-Saint-Denis: mon fils Loan, ses copains, et toute la première équipe. C’est vraiment pour eux que je m’engage.
Appréhendez-vous un peu vos débuts en tant que président?
- Je pense qu’il y aura pas mal de travail pour comprendre le fonctionnement d’un club de football. Heureusement, je serai bien entouré, notamment par Marina Meyer qui fait déjà énormément pour le FC Châtel-Saint-Denis. Jean-François Pachoud sera également disponible pour tout renseignement. Ce sera donc pour moi d’abord une phase de découverte, avant de pouvoir me concentrer sur ce que l’on souhaite pour l’avenir de ce club.
Un mot pour le président sortant?
- Quand je vois tout ce qui nous attend, je ne peux que le féliciter d’avoir tenu toutes ces années à la tête du FC Châtel-Saint-Denis. C’est énorme! Il a accompli un travail important et je pense que c’était le bon moment pour passer le témoin. Jean-François Pachoud laisse un club avec une belle dynamique, notamment avec une intégration croissante de jeunes et de joueurs locaux, ce qui constitue une bonne base pour la suite.
