Le projet de méga STEP n’est pas enterré

De nombreux dealers quadrillent le quartier de la gare à Vevey, ici entre le bar le 5ème, la Coop et la gare (20.12.2022).  | C. Dervey – 24 heures

Noville-Montreux
Repoussé de 20 ans, le projet de station d’épuration régionale devra d’abord passer par une décontamination du terrain des Fourches, après confirmation d’une forte pollution.

L’horizon s’éloigne et semble désormais bien lointain pour la réalisation d’une méga station d’épuration qui fonctionnerait pour toutes les communes du bassin de la Riviera. À la suite des résultats des analyses géologiques effectuées l’an passé, le projet envisagé sur un terrain à Noville a été repoussé à 2070.

Répondant à l’interpellation du conseiller communal Christian Fürst (ML) mercredi dernier, la Municipalité de Montreux a indiqué que le terrain des Fourches – propriété de la Commune – est bien contaminé en «polluants éternels». Les prélèvements réalisés sur cette ancienne décharge ont en effet révélé «de forts dépassements» des teneurs en PFAS, en ammonium, ainsi que des valeurs limites relatives à la protection des eaux.

Les résultats n’atteignent toutefois pas un seuil critique exigeant une dépollution immédiate. Pilote des opérations, la Ville cherche dorénavant des solutions en vue de financer un tel assainissement. Une partie pourrait être accordée par le Canton. Des discussions sont par ailleurs en cours entre les partenaires, notamment les Communes, pour savoir si le Service intercommunal de gestion de l’eau (SIGE) pourrait, lui-même, obtenir une subvention.

Le projet n’est néanmoins pas remis en cause pour autant. L’Exécutif garde pour l’instant le silence sur les résultats attendus des autres sondages. Menés l’automne dernier sur la qualité de la nappe phréatique en profondeur, ceux-ci pourraient parler en faveur de sa faisabilité. 

«Nous avons dimensionné le projet pour qu’il réponde aux besoins prévus en 2070, et non pas seulement en 2050. Nous espérons cependant commencer les travaux en 2030», relève le municipal Caleb Walther – également président du SIGE – tout en restant évasif.