L’École professionnelle de Montreux devrait encore s’agrandir

Lors de la rentrée d’août 2023, le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnelle Frédéric Borloz avait visité l’EPM.  | R. Brousoz

Clarens
Le Canton veut accroître les capacités de l’établissement qui forme les jeunes Vaudois aux métiers de l’alimentation et de la restauration. Une enveloppe de près de 4 millions est prévue.

Elle grandit gentiment, mais sûrement. Après une première extension de quatre salles de classes en 2016, l’École professionnelle de Montreux (EPM) à Clarens s’apprête à croître encore un peu. Quatre nouvelles salles de classes sont attendues pour janvier 2027. À cet effet, le Conseil d’État vaudois soumet un crédit de 3,8 millions de francs au parlement. Une enveloppe dans laquelle sont également prévus plusieurs travaux de rénovation au sein du bâtiment principal, lequel a fêté ses 30 ans en 2023.

Tout comme l’agrandissement réalisé il y a 10 ans, ces nouveaux locaux seront aménagés dans le bâtiment adjacent qui appartient aux VMCV. Des espaces que le Canton loue à l’entreprise de transports publics et qui se situent juste au-dessus du hangar où sont rangés les bus pour la nuit.

«C’est un très bon signal pour nous, cela nous ancre encore un peu plus à Montreux, tout en nous donnant un peu de mou pour l’avenir», se réjouit Jacques-Frédéric Siegler, directeur de l’EPM. Unique centre de compétences vaudois en la matière, l’école accueille quelque 900 apprentis des métiers de bouche, afin de leur dispenser essentiellement les connaissances théoriques nécessaires à leur profession. Sept métiers sont ainsi enseignés, comme celui de boucher, boulanger, cuisinier ou encore meunier.

Effectifs stables

Selon le directeur, ce besoin de nouvelles salles est principalement dû à l’augmentation des classes AFP, pour «Attestation fédérale de formation professionnelle», un diplôme nécessitant deux ans de formation. «Nous accueillons aussi la nouvelle profession de gestionnaire en restauration de système – autrement dit, des spécialistes de la restauration collective – et ce pour plusieurs cantons», souligne-t-il.

Jacques-Frédéric Siegler le constate: les effectifs d’apprentis dans ces branches sont plutôt stables d’année en année. «Bien sûr, on espère que ces différents métiers puissent se redynamiser, dit-il. Le fait que l’État veuille investir pour la formation, comme il le fait chez nous, est aussi un bon signal pour les organisations professionnelles.»