« Les gens ont besoin d’être émerveillés »

Alexis Hazard se produit avec son assistante, mais également deux comédiens. Samedi, ils seront donc quatre sur la scène des Culturailes.  | T. Musslet

Magie
Avec sa performance «Illusion(s)», Alexis Hazard compte en mettre plein la vue à son public ce samedi. Nous avons posé quelques questions au prestidigitateur lillois en marge de sa venue aux Culturailes.

En 2012, tel un fantôme, il traversait la Coupole d’Helfaut, un dôme de béton armé de 55’000 tonnes, 5,5 mètres d’épaisseur et 71 mètres de diamètre. Ce 28 mars, Alexis Hazard présentera son spectacle «Illusion(s)» à l’Univers@lle de Châtel-Saint-Denis. Il s’agira de la première date suisse du spécialiste des grandes illusions. Interview.

Alexis Hazard, à quoi doit s’attendre le public veveysan samedi soir?

– Il assistera à un spectacle de magie moderne, avec de grandes illusions bien sûr (ndlr: téléporter une assistante par exemple), mais aussi du mentalisme, de l’humour et une grande interactivité avec le public. Nous avons énormément travaillé sur les visuels, pour créer une expérience immersive et faire retrouver au public l’émerveillement de son enfance. 

Vous parlez d’un spectacle moderne, comment réinvente-t-on la magie?

– En plus des mélanges de genre que j’ai déjà mentionnés, grâce au fil narratif de mon spectacle. J’y raconte mon histoire, en répondant à la question que l’on me pose souvent: comment devient-on magicien? On découvrira que je suis tombé dans la magie tout petit, en observant mon grand-père qui était lui aussi magicien professionnel. Son parcours est particulièrement inspirant: il travaillait dans les mines du Nord-Pas-de-Calais avant de se tourner vers le monde de l’illusion. Grâce à lui, j’ai toujours été fasciné par l’impossible, et depuis je cherche à faire de l’impossible une réalité.

Espérez-vous susciter des vocations?

– Il est certain que mon spectacle parle de transmission. Si je pouvais inspirer des jeunes, j’en serais ravi. Je travaille d’ailleurs en parallèle sur une collection de boîtes de magie, destinée à un jeune public. 

Vous tournez ce spectacle depuis 2021, est-ce qu’il a évolué?

– Oui, il évolue sans cesse. C’est l’avantage d’un spectacle vivant: dès que j’ai une idée, je peux l’adapter. Que ce soit en modifiant le scénario ou en incorporant de nouveaux tours. 

Est-ce qu’il prend un sens particulier en 2026, dans un contexte plutôt anxiogène?

– C’est vrai que l’actualité est plus anxiogène que jamais, mais c’était déjà le cas en 2021 avec la pandémie. À tout moment, sur nos écrans, des informations peu réjouissantes nous parviennent. Les gens ont besoin d’être émerveillés. J’essaie d’offrir une parenthèse au sein de laquelle on s’étonne, on se distrait. La magie sert à rappeler aux gens que le monde peut encore nous surprendre!

 

www.culturailes.ch/alexis-hazard/

«Illusion(s)», d’Alexis Hazard, samedi 28 mars (20h30), Univers@alle, Châtel-Saint-Denis.

Tarifs: Adultes 55 frs; AVS-AI-étudiants 50 frs; -21 ans 15 frs. 80 minutes.