Les opposants au projet de La Veyre-Derrey n’iront pas plus loin

En novembre 2025, le Tribunal cantonal avait procédé à une inspection locale pour pouvoir se déterminer.  | R. Brousoz

Saint-Légier
Après avoir été désavoués par le Tribunal cantonal, les détracteurs de la future zone d’activités économiques n’ont pas saisi le Tribunal fédéral. Le dossier peut à présent aller de l’avant.

C’est donc officiel: le bras de fer juridique autour du futur parc d’activités économiques de La Veyre-Derrey est terminé. Déboutés par le Tribunal cantonal le 15 avril dernier, les opposants qui résistaient encore à ce projet ont renoncé à poursuivre le combat. Au terme du délai légal, aucun recours n’a été déposé auprès du Tribunal fédéral. Le plan d’affectation entre définitivement en force.  

Acceptée en 2022 par le Conseil communal de Blonay-Saint-Légier, cette planification prévoit la création d’une zone destinée à accueillir des entreprises du secteur secondaire sur environ 45’000 m2. Entre 500 et 600 emplois seraient ainsi hébergés sur le site situé dans les bas de Saint-Légier, à proximité de la sortie d’autoroute. Une surface actuellement recouverte d’herbe et qui appartient en grande partie à la Ville de Vevey. 

Pour le maintien des emplois 

«Après plus de 10 ans de travail, cette étape représente évidemment une satisfaction importante», a réagi Stéphane Pommaz, président de Promove (promotion économique Riviera-Lavaux-Oron). Selon l’association, ce projet est une «opportunité essentielle pour permettre aux entreprises régionales de se développer localement, maintenir des emplois sur le territoire et favoriser la création de nouvelles activités à forte valeur ajoutée». 

Ses défenseurs l’ont souvent souligné: ce dossier «stratégique» – soutenu par le Canton – est une réponse au manque de place que rencontrent bon nombre d’entreprises installées au cœur des villes de la Riviera.

Du côté de ses détracteurs, les craintes tournent autour d’une surcharge de trafic, des risques liés au bruit, à la pollution ou à l’impact sur l’environnement. Certaines voix ont également convoqué le passé en rappelant que, lors de leur vente en 1989 à la Ville de Vevey, ces parcelles étaient destinées à la création d’un centre sportif. Autant de griefs et d’arguments qui n’ont pas convaincu la justice vaudoise lorsqu’elle s’est penchée sur les deux recours qui lui étaient soumis.

«Très peu de chances de gagner» 

«J’attends la suite, mais je suis assez triste», confie Muriel Burkhalter, riveraine de la future zone et recourante déboutée. Dans sa cause, elle était soutenue par le Groupement pour l’Aménagement du Pré-au-Blanc et environs (GAPS).   

Pourquoi avoir jeté l’éponge? «Notre avocat nous a dit que l’on avait très peu de chances de gagner au Tribunal fédéral», répond la septuagénaire, qui juge le projet toujours «mal ficelé». «Et d’après ce que l’on a compris, même si nous gagnions, il ne serait sans doute pas abandonné.»

Ce volet judiciaire étant à présent réglé, tous les yeux sont à présent tournés vers le calendrier. Quelles seront les prochaines grandes étapes? Contactée, la Commune de Blonay-Saint-Légier indique qu’une séance de coordination doit justement avoir lieu ces jours. 

"Après plus de 10 ans de travail, cette étape représente évidemment une satisfaction importante"

Stéphane Pommaz - Président de Promove