Les pros du vin ont mûri leurs réflexions

Valais
Les premiers états généraux valaisans de la viticulture ont permis à 250 représentants de l’interprofession de définir des lignes directrices pour l’avenir.

Rien de révolutionnaire, mais des idées élaborées en commun, de concert entre la base des milieux viti-vinicoles valaisans et les autorités. Les premiers états généraux valaisans de la viticulture ont réuni jeudi dernier à Conthey quelque 250 professionnels. «Nous voulons des autorités proches du terrain», a lancé Gérald Dayer. Le chef du Service de l’agriculture valaisan a insisté sur la volonté du Canton de renforcer les structures. «Ceci afin de mieux relever un certain nombre de défis, car nous croyons en l’avenir du secteur.» Durant une après-midi, vignerons, œnologues et autres représentants de l’interprofession se sont donc attelés à un état des lieux par groupes de cinq et transmis des pistes de réflexion.

À l’heure de conclure, Laurence Vuagniaux – directrice de la Fondation pour le développement durable des régions de montagne qui organisait la journée – a synthétisé les débats en quelques lignes. 

En vrac: refonte du remaniement parcellaire, réorientation de l’encépagement sur des plants locaux, diminution de la charge administrative, meilleure répartition du prix de la bouteille entre vignerons et encaveurs, flexibilisation des quotas de production pour tenir compte des bonnes et mauvaises années, fonds de «réserve climat» pour indemniser les agriculteurs face aux aléas du réchauffement climatique ou encore plus grand effort de promotion et de communication, en particulier sur les canaux digitaux. Laurence Vuagniaux a gardé le meilleur pour la fin, une idée qui a fait l’unanimité et provoqué des vivats: «Une journée cantonale de l’apéro!»