Place du Marché : la population rappelée aux urnes

Aigle
La Municipalité annonce une votation populaire le 30 novembre, alors que de gros problèmes avaient surgi dans le cadre de la récolte de signatures.

La Municipalité d’Aigle, ne souhaitant pas faire face à de nouveaux retards conséquents dus aux procédures en cours, a décidé de s’en remettre au processus démocratique, qui doit se poursuivre afin de préserver les droits des opposants. Par conséquent, elle a annoncé lundi qu’elle considère le référendum comme abouti et sollicite les services de l’État, afin de planifier une votation populaire le 30 novembre prochain. En jeu, le réaménagement de la place du Marché et deux rues alentour.

Le 1er septembre dernier, la Municipalité avait temporairement suspendu le processus, à l’issue du délai d’ordre de quinze jours après le dépôt des signatures par le comité référendaire. Elle réagissait ainsi en raison de la difficulté à se déterminer sur l’aboutissement du référendum au vu des irrégularités constatées. Après une première enquête, il avait été annoncé que 17 signatures déposées pourraient poser problème.

5,9 millions de francs

Le processus se poursuit donc. On procédera bien à une votation populaire sur la décision du Conseil communal du 26 juin. «Il sera ainsi possible d’avancer sur la décision qui valide la demande de crédit», indique la Municipalité, soit 5,9 millions de francs pour le plan de réaménagement de la place du Marché, de la rue Plantour et de l’avenue Chevron. Cela permet également de lever les oppositions de plusieurs citoyens, leur ouvrant ensuite les différentes voies de recours légales.

La procédure pénale devra, elle, faire toute la lumière sur les graves irrégularités constatées lors du contrôle des signatures, à savoir les suspicions de fraude électorale et d’usurpation d’identité. 

Pour rappel, et comme nous l’avions annoncé en exclusivité dans ces mêmes colonnes, une plainte pénale a été déposée par une citoyenne aiglonne début août sous l’accusation de violation de domicile durant la récolte de signatures.

Une première votation sur le même objet avait été nettement rejetée le 7 avril 2024 par une majorité d’Aiglons: près de 55% des suffrages valables.