
Une simple panne d’ascenseur et c’est tout un quotidien qui se complexifie et se transforme en véritable chemin de croix. Un désagrément inconfortable, mais devant la peine, on peut s’armer de courage et se répéter l’adage «contre mauvaise fortune bon cœur», tout en gravissant les étages jusqu’à notre palier de porte en se disant qu’on entraîne notre endurance.
Cette pénibilité est tout autre lorsque l’on est âgé de plus de 80 ans et que l’on a 114 marches à monter. Une précision tout sauf anecdotique, car cet article émane d’un appel à l’aide d’un couple de lecteurs octogénaires résidant à Vevey et privé de ce dispositif depuis la mi-août. Malgré plusieurs sollicitations auprès de leur gérance située à Lausanne, l’ascenseur est resté inactif durant près d’un mois. «Et je ne suis même pas la plus âgée de cet immeuble», s’émeut notre lectrice.
3 semaines sans ascenseur
Selon la régie, le retard de la remise en marche est dû à une pièce en réparation à l’usine. À la fin du mois d’août, les locataires reviennent à la charge, car leur gérance leur a entre-temps fait parvenir une augmentation de loyer pour le mois d’octobre. Le couple s’indigne alors du retard et de ce manque de considération.
Contactée, l’octogénaire dit avoir «eu de la chance» de pouvoir quitter provisoirement leur logement pour trouver refuge dans leur chalet, le temps que l’ascenseur soit réparé. «Imaginez les personnes âgées et les familles qui doivent faire leur lessive à la cave!», déplore la locataire.
Dans sa réponse écrite, la gérance se défend. «Le 14 août, l’ascenseur est tombé en panne et la concierge a directement avisé la société d’ascenseur, précise le responsable de la régie. Le lendemain, il y a eu intervention de dépannage et diagnostic. Nous avons reçu le devis de réparation quatre jours plus tard et nous l’avons confirmé le jour même.»
Demande de compensation
Entre la confirmation du devis et la remise en fonction de l’ascenseur, il y a un intervalle d’une quinzaine de jours. Mercredi 4 septembre, l’ascenseur est à nouveau opérationnel. Le couple va pouvoir réinvestir son logement. Du côté de la gérance, «il n’existe aucun manque de réactivité», les délais étant fixés «par le prestataire». Contacté, le prestataire n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet.
«Je vais demander un geste commercial à la régie. Cela fait 20 ans que nous habitons ce logement, ce serait la moindre des choses de nous dédommager», conclut l’octogénaire. La gérance lausannoise reste factuelle quant à cette demande de compensation. «La jurisprudence fixe la réduction à 10% du loyer net, pro rata temporis.»
