Quand l’Odéon a La Main Leste

Une partie de la troupe en pleine répétition.  | LDD

Théâtre
Le café-théâtre de Villeneuve propose trois représentations début mars de l’œuvre d’Eugène Labiche. Une découverte, d’autant plus que cette pièce n’est pas l’une des plus jouées de l’auteur parisien.

Le café-théâtre de l’Odéon met la comédie à l’honneur en cette fin d’hiver. Les 6, 7 et 8 mars, trois représentations de la pièce «La Main Leste» d’Eugène Labiche (1815-1888) seront données par la compagnie attalensoise Les Perd-Vers, dans une mise en scène de Guy Delafontaine.

Sur les planches, les comédiens Jacques Amstein, Vanessa Bolle, Pascale Defleur, Jean Fontannaz, Jean-Samuel Maison, Anne-Cindy Renard, Aline Roulin et Amédéo Zanotta (qui signe aussi les décors) mettront en lumière cette pièce assez peu connue de l’auteur français. De Labiche, on connaît bien mieux «Le voyage de Monsieur Perrichon» ou «Un chapeau de paille d’Italie».

«C’est justement ce qui m’a décidé après que la compagnie des Perd-Vers – avec qui nous collaborons régulièrement – me l’a proposée. C’est une œuvre originale pour notre institution qui sera probablement une découverte pour nombre de spectateurs», s’enthousiasme Chantal Duperrex, directrice et programmatrice de l’Odéon.

Pluie de soufflets

«Cette pièce est amusante, avec beaucoup de rythme, et très agréable à interpréter. Le français utilisé par Labiche prend parfois des tournures très inhabituelles et originales. Notre metteur en scène a apporté également une touche clownesque à l’ensemble», confie Jean Fontannaz, l’un des comédiens sur scène.

Voici le début de l’histoire. C’est Madame Legrainard qui a la main leste. C’est parce qu’un indélicat lui caresse les pieds dans un omnibus qu’elle le gifle sans coup férir. Perturbée par l’incident, elle en oublie son sac. Alors qu’elle se rend aux objets perdus, son mari reçoit Régalas, un jeune peintre qui rapporte le bien égaré, mais demande raison du soufflet reçu. Pour cela, il exige un baiser de Madame Legrainard ou un duel avec son mari. La situation se complique quand il rencontre Céline, la fille des Legrainard…

Quelques années avant nous, Paul de Saint-Victor chronique la pièce qu’il vient de voir aux Bouffes Parisiennes dans La Presse du 9 septembre 1867. «C’est un vrai cadeau que M. Labiche a fait en leur donnant «La Main Leste». Il pleut des soufflets dans cette joyeuse pièce, et des mots comiques, et des quiproquos à désopiler la rate. On ne raconte pas ces drôleries, on n’analyse pas le fou rire (ndlr: source BnF/Gallica)».

Plus d’infos: theatre-odeon.ch/billetterie

«La Main Leste», L’Odéon, Grand-Rue 43, Villeneuve. Vendredi 6 (20h) , samedi 7 (19h) et dimanche 8 mars (17h). Durée: 1h10. Plein tarif: 25 frs. Étudiants, AVS et AI, 20 frs. Jusqu’à 16 ans: 5 frs. Également à Attalens, à l’Auberge de l’Ange, les 17, 18 et 19 avril.