Un garage atypique qui oeuvre à la réinsertion sociale

Un professionnel donne des instructions à l’un des jeunes en formation. À droite, le patron du garage, Etienne Perez-Rejon. / Photo : C. Jenny Le patron, en plus d’être garagiste, est également MSP (maître socio-professionnel). Il a suivi une formation spéciale, étalée sur trois ans, pour pouvoir accueillir dans son atelier des jeunes qui, pour des raisons diverses, ont une trajectoire de vie semée d’embûches. Ces stagiaires ou apprentis s’initient à la mécanique et, pour certains, de suivre une formation complète.  «Lorsque je n’étais que mécano, j’avais déjà envie de partager les facettes de mon métier avec les autres. Et comme, de par mon parcours personnel, j’ai toujours été habité d’une fibre sociale, j’ai souhaité en faire profiter des jeunes qui n’ont pas la possibilité de suivre une formation standard», explique ce Blonaysan au cœur d’or. Il a ainsi décidé d’ouvrir son propre garage d’abord à Villeneuve, puis à Chailly. Après d’autres formes d’accompagnement et sa formation de MSP, il a convaincu l’Office cantonal de l’AI de signer un partenariat lui permettant de former des jeunes aux travaux d’un garage. «Ça n’a pas été facile de prouver le bien-fondé de ma démarche, mais depuis 2021, je suis agréé comme formateur avec un contrat officiel. Et actuellement, les six employés fixes du garage Resocar (Reso pour réseau social) accompagnent une dizaine de stagiaires et d’apprentis. «L’idée de principe est de leur permettre de découvrir ce métier, durant une durée limitée. Ensuite, avec leur répondant de l’AI, nous cherchons à ce qu’ils puissent trouver une activité ailleurs» explique le patron. L’exemple de Kim, l’apprentieLes jeunes que nous avons rencontrés lors de notre passage sont à l’évidence heureux d’apprendre tout en étant mis en valeur. Et certains vont même jusqu’au bout de leur formation. Comme Kim, une jeune femme qui arrive au terme de sa troisième année d’apprentissage et qui va prochainement passer ses examens finaux. «Les apprentis suivent les cours normalement et, du fait que les pros prennent le temps qu’il faut pour bien leur inculquer toutes les notions du travail de mécanicien, non seulement ils suivent bien, mais ils sont même en avance!» se réjouit Etienne Perez-Rejon. C’est aussi avec fierté qu’il nous présente Alexandre, dans le garage depuis un an et demi, et qui souhaite à son tour entreprendre prochainement la formation de MSP, tant il apprécie d’accompagner les autres. Deux collègues MSP au fémininLe patron est entouré de deux femmes, Nathalie Oguey et Océane Buchs, qui sont également MSP et œuvrent au bureau. Ce sont elles qui gèrent tout le volet administratif de ce garage atypique, et donnent aux jeunes également un bagage pour leur apprendre des tâches aussi diverses qu’établir un CV pour postuler ailleurs ou faire de la facturation. Ces deux femmes disent aussi apprécier d’œuvrer dans un tel cadre: «Il faut juste d’abord bien se connaître soi-même pour pouvoir aider les autres». Les jeunes adresseront une requête tantôt auprès de la plus âgée des deux MSP féminines ou iront vers la plus jeune. Un garage qui fonctionne un peu comme une famille. Tout en assurant le même sérieux qu’un garage standard car toutes les tâches sont contrôlées par les professionnels. Et Etienne Perez-Rejon est tellement content de la formule qu’il l’a duplifiée dans un autre garage, à Bulle, où il remplit le même rôle de MSP mais en ayant confié la responsabilité professionnelle du garage à une autre personne.   Une voiture spéciale pour un rallye spécial Au moment où ces lignes paraîtront, Etienne Perez-Rejon, accompagné d’un ami, seront sur le point de gagner le sud de l’Espagne, puis Tanger pour participer à un rallye en boucle d’une semaine et 2000 kilomètres au sud du Maroc.  Un rallye humanitaire qui sera composé de 90 véhicules de toute l’Europe, uniquement des VW Golf d’anciennes générations. La voiture du duo vaudois a été entièrement préparée au garage Resocar de Chailly. Elle a belle allure et a été évidemment un peu adaptée aux exigences d’une conduite dans le désert. Les jeunes employés dans le garage ont contribué activement à la préparation de ce véhicule spécial, décoré d’enseignes de sponsors. Et de prénoms de personnes chers à Etienne Perez-Rejon qui se réjouit de vivre cette expérience: «c’est une première pour moi et nous allons emporter un important matériel – jouets, matériel scolaire, etc. – que nous avons récolté et que nous distribuerons au fil des étapes».  GALERIE PUBLICITÉ Suggestions d’articles Plus d’articles

« Un plieur de genoux à l’élégance rétro »

Dans ce dernier épisode, nous dévalons les pistes avec le télémarkeur Christian Schneebeli. «Pardonne aux surfeurs et aux skieurs d’avoir cru au bonheur». Cette phrase amusante, aux faux accents bibliques, est brodée sur la veste de Christian Schneebeli à hauteur du cœur que le sexagénaire a grand. C’est la devise historique de la «Linleu Lenla». Soit l’amicale des férus de télémark de Torgon et de la station française voisine et amie de la Chapelle d’Abondance, aujourd’hui en sommeil. Christian Schneebeli est une figure romande de la discipline. À Torgon, les «plieurs de genoux» ou «talons libres», leurs deux truculents surnoms, sont rois. Ou tout au moins le furent-ils de la fin des années 90 au milieu des années 2010. «La seule manche de Coupe d’Europe ayant jamais été disputée dans l’histoire l’a été à Torgon lors de la mythique Tournée des 3 Bouteilles. Cette manche a plusieurs fois été organisée chez

Les zygomatiques n’ont qu’à bien se tenir à Champéry

Photo : Stemuz Brigitte Rosset et Marc Donnet-Monay: «Nous ne faisons pas trop de plans pour le futur pour l’instant» Le binôme Rosset-Donnet-Monay a monté la pièce «On ne se mentira jamais» d’Eric Assous écrite en 2015. Depuis longtemps de simples connaissances, ils ont voulu tester un nouveau duo avec cette pièce sur un vieux couple, car les personnages pouvaient leur correspondre. Brigitte a déjà fait cinq spectacles en solo, mais en temps normal, elle joue des textes. De son côté, Marc n’a pas l’habitude de faire des pièces de théâtre. C’était donc une occasion de renforcer leurs liens. Il n’y a pas de secret pour ce «couple qui dure, pas de recette magique ni de miracles. Mais leur histoire est mise à l’épreuve lorsqu’un accident a lieu. On découvre l’autre une fois de plus, sans oublier que le thème principal est le mensonge. Ce qui amène donc les personnages à se demander ce qu’on doit dire et ce qu’on ne doit pas dire… Des questions jamais posées auparavant lancent un nouveau challenge au couple: est-ce que ça fonctionne toujours quand on fouille trop? Dans leur vie privée, en tout cas, rien n’a changé. «J’ai rajouté un ami dans ma vie privée, mais pas dans ma vie de couple», plaisante Brigitte Rosset. Le duo a apprécié joué cette comédie pour la première fois fin février. Et pour la suite? «Nous ne faisons pas trop de plans pour le futur pour l’instant, chaque chose en son temps. C’est un peu comme un enfant, nous allons d’abord profiter de l’instant présent et ensuite nous aviserons. Cette pièce a deux ans de vie, c’est déjà super rassurant», conclut la comédienne genevoise. David Castello Lopes: «Il est inconcevable d’imaginer quatre langues principales dans un seul pays» «Je possède des thunes. Je suis à l’aise financièrement. Je n’me plains pas.» Cette petite phrase bien trouvée pour une vidéo comique a eu un succès fou sur Internet. Le plus Suisse des Français, David Castello-Lopes, est depuis présent un peu partout sur la scène francophone de l’humour. Au Palladium de Champéry, il jouera son spectacle «authentique» articulé autour de questions existentielles. Le Parisien attend avec hâte ce festival. Pour lui, c’est une nouvelle ambiance, une occasion de découvrir la Suisse différemment. À une échelle plus large, il n’a pas d’image mentale des Chablaisiens. Il perçoit la Suisse comme un monde dans lequel se trouve un mélange fou de cultures. «Pour un Français comme moi, il est inconcevable d’imaginer quatre langues principales dans un seul pays. D’un endroit à l’autre, on peut changer de culture, se dire que des gens peuvent ne pas se comprendre sur un seul territoire est fou.» Dans ce pays qu’il caractérise comme un mélange d’histoire et d’urbanisme, il a choisi l’authenticité. «Les vrais authentiques, ce sont les personnes dont leur fond correspond à leur forme. Les êtres humains sont les seuls à avoir cette possibilité d’être authentiques», estime l’humoriste. Et qu’en est-il de David Castello-Lopes? Est-il lui-même authentique depuis son succès fou sur Internet? «Un succès peut être un succès sans être forcément authentique. Je ne sais pas ce qu’est un succès authentique. Je sais juste que quand on est regardé, on devient plus prudent, on a conscience du public et on doit donc rester conforme.» Plus d’infos et billetterie sur:  www.maxi-rires.ch 16e édition du Festival Maxi-Rires, du 16 au 23 mars   GALERIE © Amélie Perrod © Stéphane Schmutz / STEMUTZ.COM PUBLICITÉ Suggestions d’articles Plus d’articles