
Photo : Stemuz
Le binôme Rosset-Donnet-Monay a monté la pièce «On ne se mentira jamais» d’Eric Assous écrite en 2015. Depuis longtemps de simples connaissances, ils ont voulu tester un nouveau duo avec cette pièce sur un vieux couple, car les personnages pouvaient leur correspondre. Brigitte a déjà fait cinq spectacles en solo, mais en temps normal, elle joue des textes. De son côté, Marc n’a pas l’habitude de faire des pièces de théâtre. C’était donc une occasion de renforcer leurs liens.
Il n’y a pas de secret pour ce «couple qui dure, pas de recette magique ni de miracles. Mais leur histoire est mise à l’épreuve lorsqu’un accident a lieu. On découvre l’autre une fois de plus, sans oublier que le thème principal est le mensonge. Ce qui amène donc les personnages à se demander ce qu’on doit dire et ce qu’on ne doit pas dire… Des questions jamais posées auparavant lancent un nouveau challenge au couple: est-ce que ça fonctionne toujours quand on fouille trop?
Dans leur vie privée, en tout cas, rien n’a changé. «J’ai rajouté un ami dans ma vie privée, mais pas dans ma vie de couple», plaisante Brigitte Rosset. Le duo a apprécié joué cette comédie pour la première fois fin février. Et pour la suite? «Nous ne faisons pas trop de plans pour le futur pour l’instant, chaque chose en son temps. C’est un peu comme un enfant, nous allons d’abord profiter de l’instant présent et ensuite nous aviserons. Cette pièce a deux ans de vie, c’est déjà super rassurant», conclut la comédienne genevoise.
«Je possède des thunes. Je suis à l’aise financièrement. Je n’me plains pas.» Cette petite phrase bien trouvée pour une vidéo comique a eu un succès fou sur Internet. Le plus Suisse des Français, David Castello-Lopes, est depuis présent un peu partout sur la scène francophone de l’humour. Au Palladium de Champéry, il jouera son spectacle «authentique» articulé autour de questions existentielles. Le Parisien attend avec hâte ce festival. Pour lui, c’est une nouvelle ambiance, une occasion de découvrir la Suisse différemment.
À une échelle plus large, il n’a pas d’image mentale des Chablaisiens. Il perçoit la Suisse comme un monde dans lequel se trouve un mélange fou de cultures. «Pour un Français comme moi, il est inconcevable d’imaginer quatre langues principales dans un seul pays. D’un endroit à l’autre, on peut changer de culture, se dire que des gens peuvent ne pas se comprendre sur un seul territoire est fou.»
Dans ce pays qu’il caractérise comme un mélange d’histoire et d’urbanisme, il a choisi l’authenticité. «Les vrais authentiques, ce sont les personnes dont leur fond correspond à leur forme. Les êtres humains sont les seuls à avoir cette possibilité d’être authentiques», estime l’humoriste.
Et qu’en est-il de David Castello-Lopes? Est-il lui-même authentique depuis son succès fou sur Internet? «Un succès peut être un succès sans être forcément authentique. Je ne sais pas ce qu’est un succès authentique. Je sais juste que quand on est regardé, on devient plus prudent, on a conscience du public et on doit donc rester conforme.»
Plus d’infos et billetterie sur:
www.maxi-rires.ch
16e édition du Festival
Maxi-Rires, du 16 au 23 mars
