Jean Hirtzel ou l’invitation au voyage

Extrait de la série «Fissures fleuries» | Maude Sauvage Pour la première fois de sa jeune histoire, l’Espace Graffenried propose l’exposition d’une partie de l’œuvre magistrale d’un peintre non-figuratif. C’est celle de Jean Hirtzel, neuchâtelois de naissance, formé à Florence et Paris, ami à Londres du génie Francis Bacon, grand voyageur et qui vivait à Blonay. «Entre les lignes» permet de découvrir à l’étage du musée aiglon une trentaine d’œuvres significatives du corpus impressionnant de l’artiste né en 1936, décédé en 1999. «Jean a laissé 800 tableaux, 200 sculptures, 5’000 œuvres sur papier. Ici, nous avons décidé de montrer le résultat de ses recherches et de son travail menés entre 1978 et 1992», annonce Madeleine, veuve de l’artiste.L’exposition est un voyage entre les lignes: droites, obliques, brisées, de skating sur des pistes de ski de fond des Pléiades, épousant la poétique géométrie des croix orthodoxes, plus inquiétante… d’une guillotine. Les textures et techniques sont diverses et variées, entre sable ramené du Brésil, huiles, calques, poussières de roches de pics valaisans, autres pigments, etc. Du caché au révéléL’artiste Hirtzel, entre expressionisme et art abstrait, nous fait voyager; lui qui a sillonné le monde au contact de peuplades autochtones, notamment les Tsiganes. Il joue constamment avec les lignes dans une dualité – exprimée devant différents tableaux – du «caché/révélé», un rideau qui se lève sur ses émotions et les nôtres.Certaines œuvres font penser à Piet Mondrian ou Mark Rothko, ses pictogrammes nous renvoient à l’art rupestre de la Préhistoire. «Jean était curieux de tout et passionné par la découverte de nouveaux courants artistiques, aussi de chamanisme et de tout ce qui nous parvient à travers les âges. Et sans doute encore plus de la rencontre de l’autre et de sa culture», conclut Madeleine Hirtzel. espacegraffenried.ch«Entre les lignes», de Jean Hirtzel, à voir jusqu’au 2 mars, Espace Graffenried, place du Marché 2, Aigle. Entrée libre. Aux confins du Jaune Sauvage Outre les artistes connus, Aigle offre un espace d’expression au rez supérieur de Graffenried à d’autres qui le sont moins. On peut voir actuellement «Fissures fleuries» de Maude Sauvage. Soit une vingtaine d’estampes de formats différents, toute de jaune colorée. «C’est une couleur apaisante qui rappelle le soleil, la lumière et fait appel au spirituel», exprime l’artiste qui touche aussi au cinéma d’animation, à la fonderie en bronze et à l’enseignement de la peinture aux enfants. La Lausannoise «adore le bois, ses nœuds, ses fibres, ses veines», qu’elle récolte dans les Franches-Montagnes ou celles des Diablerets. C’est un support sur lequel elle applique gouache et feuille vierge, puis elle presse la matière avec des outils ancestraux japonais. Encore et toujours du jaune. À tel point qu’après le Bleu Klein et le Noir Soulages, il y a désormais, après Van Gogh, le Jaune Sauvage. GALERIE  | Maude Sauvage  | Maude Sauvage  | Projet Jean Hirtzel Grand Signe – 1990  | Projet Jean Hirtzel PUBLICITÉ Suggestions d’articles Plus d’articles

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