
Afin d’avoir une base légale, les autorités veulent inscrire les commerces au rez-de-chaussée dans le plan d’affectation de la Vieille‑Ville. | N. Desarzens
C’est un nouveau coup de fouet dans l’aménagement de la ville. Avec la prochaine mise à l’enquête des plans d’affectation des quartiers de Plan-Dessus (nord-ouest) et de Plan-Dessous (sud), actuellement en cours de révision, suivi par le quartier de Charmontey, les autorités continuent leur mise à jour urbanistique.
C’est désormais au tour du centre historique d’être révisé. Une actualisation nécessaire, puisque la dernière révision remonte aux années 1950. Cette mise à l’enquête complémentaire comble deux lacunes de la zone conservatoire, dite «zone réservée».
«Constatant que les rez-de-chaussée des commerçants étaient insuffisamment protégés par cette zone réservée, il a été décidé de faire une enquête complémentaire», détaille le municipal chargé de l’urbanisme Antoine Dormond. Objectif à terme: rénover les biens en Vieille-Ville, petit à petit.
Protéger les commerces
Ruelles piétonnes où il fait bon flâner, avec son lot de commerces et de vitrines achalandées, la Ville veut un règlement plus clair, afin d’éviter la création de logements au rez-de-chaussée. «Nous souhaitons privilégier les activités commerciales, poursuit l’élu écologiste. En inscrivant cette mesure dans le plan d’affectation de la zone, cela nous permet d’avoir des bases légales.» De quoi se prémunir de toutes velléités de propriétaires.
Outre l’activité des rez-de-chaussée, la Ville veut aussi supprimer l’interdiction de créer des places de parc dans le cadran. Une «subtilité administrative», selon le municipal. Car en cas d’impossibilité par un propriétaire de réaliser une place sur sa parcelle, ce dernier doit payer une taxe unique à la Commune dans un fonds de compensation. Fonds qui peut ensuite être utilisé par les autorités pour créer des places proches sur le territoire communal.
Sans opposition concernant cette mise à l’enquête complémentaire, le règlement de cette zone réservée devra encore passer devant le Conseil communal d’ici à l’automne.
