La hausse d’impôts a été sèchement balayée

La Tour-de-Peilz
Dimanche, les deux tiers du corps électoral ont dit «non» à l’augmentation qui était proposée. Un refus qui pourrait peser sur l’endettement communal.

Décidément, la population de La Tour-de-Peilz n’aime pas que l’on touche à ses impôts. Lors d’un scrutin communal qui s’est tenu dimanche, les votants ont largement refusé – à près de 68% – que ces derniers soient relevés. Un verdict qui fait suite aux rejets déjà exprimés dans les urnes en 2016 et en 2018.

Cette fois-ci, il s’agissait d’augmenter le taux d’impôt de 64 à 65% pour les années 2025 et 2026. Une hausse qui devait permettre de faire rentrer annuellement 700’000 francs supplémentaires, montant destiné spécifiquement au fonctionnement des garderies. La proposition avait été faite par la commission des finances, avant d’être acceptée par le Conseil communal en octobre 2024. Un référendum et une votation plus tard, c’est le statu quo qui l’emporte donc.

«C’est extrêmement difficile quand on parle d’augmentation d’impôts», réagit Piero Negro, président de la commission des finances. «Chez beaucoup de gens, il y a un réflexe inné de se dire qu’on en paie déjà suffisamment.» D’autant plus que selon lui, La Tour-de-Peilz a encore une image de commune riche, dure à déloger des esprits. Le socialiste souligne que cette hausse n’aurait pas eu de gros impact sur le portemonnaie. «Pour la plupart des contribuables, cela représentait une hausse de 1 à 5 francs par mois.» 

Conséquence de ce refus à ses yeux? La nécessité, pour cette commune en pleine croissance, de s’endetter encore. «En termes de fonctionnement, le bilan communal est positif, note l’élu. Mais notre marge d’autofinancement est encore largement insuffisante, surtout au vu des investissements que la Municipalité prévoit de réaliser notamment en termes d’infrastructures scolaires et parascolaires ces prochaines années.» 

Des choix à faire ? 

Pour l’heure, la dette boélande s’élève à un peu moins d’une soixantaine de millions de francs, pour un plafond fixé à 100 millions. «À ce stade, nous ne faisons pas encore partie des mauvais élèves, admet-il. Mais le risque que j’entrevois, c’est de devoir faire des choix difficiles lorsque des besoins en nouvelles crèches ou écoles surviendront.» Dimanche, le taux de participation dans les urnes s’est élevé à plus de 41%.