
Le parti En Avant Vevey! présente une liste de 42 candidats. | N. Desarzens
Dans la course aux élections communales, ils sont 213 à espérer obtenir un des 100 sièges de l’assemblée délibérante. Alors que certains partis ont de la difficulté à étoffer leurs rangs, à l’image de l’UDC qui détient actuellement six sièges, mais ne présente que deux candidats, En Avant Vevey! avec sa liste de 42 candidats a de quoi laisser les autres formations pantoises. Une forte mobilisation qui surprend d’autant plus au vu des départs de près de la moitié de ses membres en cours de cette législature.
«Quand j’ai vu leur très longue liste de candidats, je suis tombé à la renverse, réagit le Libéral-Radical Philippe Herminjard. Je suis à la fois admiratif et surpris de l’engouement autour de ce mouvement. Ces candidats sont peut-être mal informés ou inconscients de leurs responsabilités…»
Du côté d’En Avant Vevey!, on assure que la présentation d’une liste de 42 candidats est «un choix pleinement assumé». «Cela traduit notre volonté de proposer un projet collectif solide et représentatif de la diversité veveysanne», appuie Alban Limani, colistier à la Municipalité avec le président du parti Oliver Ghorayeb. Une diversité qui se traduit notamment par une majorité de candidatures issues de communautés étrangères.
Le pari de l’endurance
Alors président du Conseil communal (2024-2025), Philippe Herminjard a été témoin de la «myriade d’abandons» ayant frappé En Avant Vevey! au début de l’année 2025. Avec quatre démissions d’un seul coup – un seul siège ayant été compensé faute de «vient-ensuite» – ces départs n’ont pas manqué d’interpeller l’assemblée délibérante. «Ces élus ont peut-être déchanté, car aucun n’avait une expérience préalable en politique partisane», analyse le Libéral-Radical.
Philippe Herminjard a aussi été sollicité à plusieurs reprises, en raison du «chaos» provoqué par cette situation, notamment au sein de la Commission des finances. La présidence était à un moment vacante à la suite de l’une de ces démissions (ndlr: un siège qui a finalement été repris par le président d’En Avant Vevey!). À cela s’ajoutent encore des absences répétées en commission ou lors de séances du Conseil communal. «En soit, c’est leur affaire, estime Philippe Herminjard. Si les personnes sont élues, nous devons faire avec… Mais c’est aussi aux citoyens de voter pour des représentants sur lesquels ils pourront compter jusqu’en fin de législature.»
«Parler d’un manque de responsabilité politique ne correspond pas à la réalité des faits, rétorque Alban Limani. Depuis sa création, En Avant Vevey! a fait preuve de constance et d’engagement. L’équipe présentée aujourd’hui démontre clairement notre capacité à nous inscrire dans la durée.» Verdict dans les urnes le 8 mars prochain.
