Le plus grand carillon de Suisse ouvre ses portes

Imposant par ses dimensions, le bourdon Trinitas pèse 4,1 tonnes et domine les 49 cloches du carillon.  | Abbaye de Saint-Maurice

Saint-Maurice
Du 14 au 16 août, le plus grand carillon de Suisse fera résonner ses 49 cloches à l’occasion du Festival international de carillon. Concerts et visites sont au programme.

À l’époque, le nombre de cloches utilisées et la manière dont elles étaient sonnées rythmaient le temps et permettaient aux habitants de se repérer dans le calendrier liturgique. Aujourd’hui encore, les cloches continuent de rythmer la vie de l’Abbaye de Saint-Maurice. Elles appellent à la prière, accompagnent les grandes fêtes et annoncent les événements importants, comme le décès ou la nomination d’un pape ou d’un père abbé.

«Le carillon est un instrument populaire, dans le sens noble du terme. Il a vocation à rassembler les gens autour d’une musique qui n’est pas exclusivement liée à un appel à la prière», souligne Alexia Coutaz, directrice Culture & Patrimoine de l’Abbaye de Saint-Maurice.

Un bourdon de 4 tonnes

Pour découvrir en action les 49 cloches nichées dans le clocher, dont l’imposant Trinitas, gros bourdon de 4,1 tonnes et plus grosse cloche du Valais, rendez-vous du 14 au 16 août pour le Festival international de carillon, organisé tous les deux ans. Durant ces trois jours uniquement, des visites du carillon seront également proposées en compagnie du carillonneur titulaire, Antoine Cordoba, et de Claude-Michaël Mevs, alias Quasimodo.

Si la découverte de cet impressionnant ensemble coûte 10 francs, les concerts, prévus à 16h30 durant les trois jours, sont quant à eux gratuits. Ils pourront être écoutés depuis le parvis de la basilique ou, pour les visiteurs ayant effectué la visite, depuis le cloître. Le 14 août, le jeune Antoine Cordoba actionnera les marteaux pour son tout premier concert, avant de laisser la place au Français Quentin Leriche, le 15 août, puis à l’Espagnol Blai Abelli, le 16 août. «Le carillonnage est également une tradition très présente en France et en Espagne. Ces pays n’ont pas forcément des carillons de la taille du nôtre, c’est aussi un échange», explique Alexia Coutaz.

Un défi musical et physique

D’autant plus qu’en Suisse, tous les carillonneurs ne sont pas en mesure de jouer sur cet instrument. Ses 49 cloches en font un carillon particulièrement complexe, qui nécessite d’être un musicien accompli. «La console peut évoquer un clavier de piano, si vous voulez, sauf qu’à la place d’avoir des touches noires et blanches, vous avez des petits manches en bois sur lesquels vous tapez avec les poings.»

À cette qualité s’ajoute celle d’avoir de bons mollets pour grimper jusqu’en haut du clocher. On espère les vôtres suffisamment solides pour celles et ceux qui tenteront la visite!

Festival international de carillon, Abbaye de Saint-Maurice, du ve 14 au di 16 août. Concerts gratuits à 16h30. Visites: le 14 uniquement sur réservation, les 15 et 16 de 13h30 à 15h30, toutes les 30 minutes. Tarif: 10 francs.

Toutes les infos sur:
www.abbaye-stmaurice.ch

GALERIE