À la recherche des œufs de Pâques

Une huitantaine d’enfants se sont élancés dans les sous-bois à la recherche des surprises colorées et sucrées. «Un franc succès», selon les élus bossonnensois qui ont organisé la chasse aux oeufs de ce samedi 4 avril.  | J. Collet

Bossonnens
Rendez-vous printanier incontournable, la chasse aux œufs organisée par la Commune s’est tenue samedi pour une 4e édition à la cabane forestière.

Sous le soleil de ce samedi 4 avril, la forêt encore calme cache de petits œufs prêts à être découverts. À la cabane forestière de Bossonnens, pas de lapin de Pâques à l’horizon, mais sous l’avant-toit, le syndic Jérôme Jourdan et les conseillers communaux Predrag Stamenkovic, Yves Martin et Stéphane Dutoit patientent en attendant l’arrivée des enfants. 

La toute première chasse aux œufs avait été organisée par l’Office du tourisme de Châtel-Saint-Denis, avant que les élus bossonnensois ne reprennent le concept. «C’est un moment convivial que l’on partage volontiers avec les citoyens, surtout cette année après les élections, ça nous permet d’échanger avec eux», explique Stéphane Dutoit.

Les premiers enfants arrivent peu à peu avec leurs parents. Chacun a son petit panier, et certaines filles ont même revêtu des oreilles de lapin. On sent leur impatience grandir, tandis que leurs petits pieds sautillent et que leurs regards se tournent vers la forêt.

Les yeux rivés au sol

Le terrain, délimité par une rubalise, est organisé par tranches d’âge. La zone la plus proche de la cabane est réservée aux tout-petits de 0 à 5 ans. Vient ensuite l’espace pour les 5 à 10 ans, le plus grand et où l’on retrouve généralement le plus d’enfants. Enfin, tout au fond, se trouve la zone destinée aux 10 ans et plus, où il faut un peu plus encadrer les participants. Chaque groupe est guidé vers son secteur par un conseiller communal qui supervise ensuite la chasse.

Au signal, les enfants s’élancent, les pieds crissent sur les feuilles sèches et chacun scrute le sous-bois à la recherche des trésors colorés. Une centaine d’œufs durs peints de couleurs vives, sans oublier les 300 à 400 petits œufs en chocolat sont disséminés un peu partout. 

«J’en ai déjà quatre!», s’exclame une gamine après seulement une dizaine de secondes. «Moi, deux!», lui répond son amie. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est nécessaire d’être vif, d’avoir un regard acéré et de se pencher au plus près de la mousse et des branches qui jonchent le sol. Pas question d’hésiter, il faut soulever les écorces et les feuilles, regarder dans les trous des souches et explorer le moindre recoin de la forêt.

«Je n’ai que six œufs», dit Ohann, 12 ans, qui participe pour la première fois. «Ce n’est pas que six, c’est déjà six!», lui répond Stéphane Dutoit tout en donnant des indications sur les endroits moins fouillés pour aider les enfants. En à peine une vingtaine de minutes, le sous-bois est ratissé de fond en comble et la partie touche déjà à sa fin.

Partage et générosité

Une deuxième petite chasse est organisée pour offrir une seconde chance aux enfants déçus qui n’ont rien trouvé. Des dons d’œufs s’organisent aussi entre copains sous les encouragements des parents. «Une année, se souvient Yves Martin, les plus grands avaient même caché les œufs qu’ils avaient trouvés pour les plus petits.»

Pour cette édition, aucun enfant ne repartira les mains vides, puisqu’un petit lapin en chocolat leur a été offert à la fin. En plus de faire des heureux, cela permet aux organisateurs d’évaluer le nombre de participants, qui se chiffre à une huitantaine, soit environ 30 de plus que l’an dernier. Cette quête gourmande a été un franc succès et, grâce à l’efficacité des chercheurs, aucun œuf n’a été retrouvé lors du tour de vérification.

Vers 15h, tous les enfants et leurs parents ont quitté les lieux. La forêt retrouve son calme, promettant un rendez-vous tout aussi joyeux l’an prochain.

GALERIE