Alexis Monney rassemble le district sur deux roues

Depuis le site du Giron des jeunesses veveysannes de Porsel, plusieurs centaines de cyclistes ont pris le départ de la deuxième «Balade d’Alexis».  | P. Genoud

Fête nationale
Pour sa deuxième édition, la «Balade d’Alexis» a réuni petits et grands sur les routes de la Veveyse. Une matinée de vélo, d’échanges et de proximité avec le skieur fribourgeois.

Le vélo plutôt que les skis, mais toujours la même région à cœur. En ce samedi de Fête nationale, Alexis Monney a emmené plusieurs centaines de cyclistes de tous âges à la découverte de la Veveyse. Après une première édition couronnée de succès en 2025, la «Balade d’Alexis» a repris la route depuis le site du Giron des jeunesses veveysannes de Porsel (20-23 août). Organisé par l’Association des communes de la Veveyse (ACV), l’événement propose une nouvelle fois de parcourir le district dans un esprit de partage et de convivialité.

«On a ralenti pour arriver en même temps qu’Alexis», lance une participante au retour de la plus grande des trois boucles, celle de 47,5 km, sur le coup de 11h15. Les cyclistes, dont certains ne se reconnaissent qu’une fois les lunettes et le casque retirés, ne cachent pas leur plaisir de terminer cette balade aux côtés du skieur fribourgeois.

À l’ombre du bar à vin, les discussions se poursuivent autour d’une soupe de chalet ou d’une saucisse de veau préparées et servies par la Jeunesse de Porsel. «Le parcours était très bien tracé, avec beaucoup de routes secondaires, ce qui nous a permis de rouler tranquillement et surtout d’échanger avec des gens qu’on ne connaissait pas», apprécie Didier Freymond, membre du club de vélo Cyclomaniacs de la Veveyse venu encadrer les pelotons et rappeler les bonnes pratiques pour rouler ensemble en sécurité.

Une course rythmée de partage

Cette balade est aussi une manière pour Alexis Monney de rendre une partie du soutien qu’il reçoit durant la saison. «Il y en avait un ou deux devant qui roulaient pas mal, surtout dans les montées, donc il fallait s’accrocher. Mais on a quand même pu discuter, c’était sympa», relève le skieur avec le sourire. Il est aussi touché de voir autant de personnes se déplacer pour participer à un tour à vélo, un sport accessible, mais néanmoins physique. Sur les routes du sud du canton, Alexis Monney n’était d’ailleurs pas le seul sportif de haut niveau présent. Il roulait également aux côtés de la cycliste professionnelle Léa Stern (24 ans), installée à Pont depuis quatre ans, et de Yanis Berthoud (16 ans), membre de l’équipe de développement de Visma Lease a Bike.

À l’heure des dédicaces, petits et grands se succèdent pour échanger quelques mots avec le double médaillé mondial de Saalbach, prendre une photo à ses côtés et repartir avec un maillot signé. L’athlète fribourgeois tient à rester accessible, notamment auprès des plus jeunes. «C’est surtout pour leur montrer que c’est possible, dans n’importe quel sport. Je pense qu’il faut croire en ce qu’on veut faire, que ce soit dans le sport ou dans un autre domaine», souligne-t-il. Certains profitent aussi de ce moment pour lui offrir de petites attentions, à l’image de ce trèfle à quatre feuilles destiné à lui porter chance pour la prochaine saison.

Lors de son discours, Alexis Monney a évoqué la suite de sa préparation. Le skieur rejoindra prochainement Zermatt, puis le Chili, avant de revenir en Suisse. Le dernier camp d’entraînement se déroulera en Amérique du Nord, avant le début des premières courses. Son ambition, elle, n’a pas changé: «Performer, voire gagner lors de la Coupe du monde de ski alpin à Kitzbühel.»

La Veveyse derrière «son» athlète

Il pourra une nouvelle fois compter sur le soutien de toute une région, qui l’accompagne et l’encourage été comme hiver. «On doit avoir réuni près de 300 personnes aujourd’hui, évalue André Droux, manager de l’ACV. Sur le site du Giron, beaucoup sont venus profiter du repas sans forcément avoir participé à la balade.»

Parmi les réflexions pour une troisième édition, l’année prochaine, figure la mise en place d’un transport pour les familles et leurs vélos. Une solution qui permettrait de faciliter l’accès aux parcours, car certaines ne disposent pas toujours d’un véhicule adapté pour transporter plusieurs vélos.

Alexis Monney se dit déjà motivé à renouveler l’expérience. Il apprécie notamment le lien créé avec les Girons de jeunesse, qui permet de faire découvrir ces rendez-vous et de prolonger l’esprit de la manifestation.

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