
Les rues de Châtel-Saint-Denis seront peut-être régulièrement ornées de stands, comme ici en octobre 2025. | USL Châtel-Saint-Denis
«L’idée est de créer une ambiance conviviale, de refuser que notre ville ne devienne une cité dortoir, sourit Florian Schmidt, membre du comité du CIA. Je sais que le potentiel existe. Au marché de la Bénichon, par exemple, les gens semblent éprouver un réel plaisir à se rencontrer.»
Une intuition qui tend à être confirmée par le sondage qu’a lancé le groupement châtelois en 2025. S’adressant aux potentiels marchands et clients, il a obtenu plus de 500 réponses. Le résultat est sans appel: les Châtelois accueilleraient à bras ouverts un marché régulier sur leur territoire.
Le projet en est encore à ses prémices. Mais l’idée est simple: créer un marché alimentaire, où boulangers, maraîchers, poissonniers ou autres bouchers pourraient proposer leurs produits. «Nous commencerions avec un petit format, quelques stands, quitte à grandir par la suite», précise Florian Schmidt.
Dans la même optique, la fréquence de ce nouveau marché reste à définir. S’il ressort du sondage que la population aimerait un marché hebdomadaire, la plupart ne compteraient s’y rendre qu’une à deux fois par mois. «Nous devons nous montrer prudents, afin d’éviter que les marchands ne se déplacent à perte.»
Trouver la bonne formule
Si le manque de fréquentation aurait eu la peau des tentatives précédentes d’instaurer un marché régulier à Châtel-Saint-Denis, la croissance démographique de la commune peut aujourd’hui être un atout. «Mais de nombreuses personnes travaillent en dehors de la ville. Lancer un marché un jour de semaine pourrait s’avérer être un échec. Il nous faut penser à tout», assène celui qui tient la pharmacie Saint Denis.
Le CIA compte présenter un projet structuré à la Commune. «C’est ce qui nous avait fait défaut lors de notre première tentative de lancer un marché fin 2023». En 2025, le Comité du groupement commerçant n’avait alors pas eu le temps à disposition pour s’investir correctement, en raison des festivités de leur quarantième anniversaire qui approchaient. Les discussions avec la Commune n’avaient ensuite pas abouti.
Cette fois-ci, un comité sera spécifiquement créé à l’automne pour le marché, réunissant marchands, citoyens et membres du CIA. Puis les premiers contacts seront pris avec les commerçants potentiels, majoritairement de la région, afin d’assurer une présence régulière. Une fois le dossier monté, le comité discutera avec les autorités politiques, dans le but de définir le lieu et les modalités du futur marché. «Des contacts ont déjà eu lieu avec plusieurs conseillers généraux. Les signaux sont pour l’heure positifs», se réjouit Florian Schmidt.
