Après les vandalismes, une tentative de cambriolage

Filmés par la vidéosurveillance, les deux individus ont à peine eu le temps d’approcher le coffre-fort (en bas à gauche). Il se sont enfuis juste avant que l’alarme ne se déclenche.  | DR

Montreux
À Territet, le garage Bussy a reçu la visite nocturne de deux intrus. Un épisode qui s’ajoute aux importantes déprédations dont l’entreprise a été victime l’an dernier.

Décidément, le garage Bussy semble être pris dans une série noire. Après s’être fait vandaliser treize voitures de luxe en deux nuits l’an dernier (voir édition 220, 17 septembre 2025), l’enseigne située au bord de la route cantonale à Territet a été la cible d’une tentative de cambriolage il y a deux semaines.

Les faits sont survenus dans la nuit du 29 au 30 janvier. Peu après 22h, deux individus sont entrés par effraction dans le garage. Comme le montrent les images de vidéosurveillance, les malfrats ont à peine eu le temps de se diriger vers le coffre-fort avant de rebrousser chemin subitement. L’alarme a ensuite retenti. Aucun vol n’est à déplorer au terme de cette intrusion qui a duré une quarantaine de secondes.
C’est par l’atelier, situé à l’étage inférieur que les délinquants ont pénétré. Ils sont ensuite montés au rez-de-chaussée où se trouvent le showroom et le bureau. «Sur la vidéo, on les voit se diriger directement vers le coffre-fort, comme s’ils connaissaient parfaitement les lieux», remarque le propriétaire Freddie Bussy, qui a été alerté de l’intrusion via son application mobile.

Un mineur attrapé
Immédiatement contactée par l’exploitant, la police est parvenue à pincer un des deux auteurs présumés. «Peu après les faits, un suspect a été interpellé aux alentours de la gare de Montreux», indique Alexandre Bisenz, porte-parole de la Police cantonale vaudoise. «Il s’agit d’un mineur, ressortissant européen, établi en Suisse. Il a été placé en détention provisoire pour les besoins de l’enquête.»

Ce nouvel épisode a contraint Freddie Bussy à renforcer d’un cran la sécurité de son entreprise. «Nous allons devoir installer de nouvelles caméras, ce qui représente des frais supplémentaires», soupire celui qui a repris l’exploitation de l’ancien garage de la Foge en 2022. «Pour un commerce situé dans une ville pourtant réputée calme, ça commence à faire beaucoup…»

S’il dit garder le moral malgré ces déboires successifs, le trentenaire confie avoir perdu en sérénité. «Les vandalismes m’ont laissé un sentiment de crainte qui m’habite au quotidien.» Selon lui, l’enquête autour de ces déprédations survenues en avril et en août 2025 est toujours en cours. Lors de ces événements nocturnes, les carrosseries de ses voitures exposées à l’extérieur avaient été sérieusement endommagées.