
Les écoliers de l’EPS Centre Lavaux ont écouté attentivement les consignes avant de planter les différents arbustes. | Lô photographie
La réserve des Tréflons est un espace naturel qui fait également office de lieu pédagogique. Carine Sandmeier, enseignante de sciences et responsable de la réserve, a remarqué lors de la dernière sortie scolaire que certains arbres semblaient malades. Elle a alors alerté le garde-forestier responsable du secteur.
Son constat est sans appel: plusieurs frênes sont atteints par la chalarose, un champignon dévastateur. La seule solution viable est de les abattre. «La contamination se fait par les spores des champignons. Ces dernières restant dans l’air, tous les frênes étaient contaminés ou en voie de l’être», précisait mercredi dernier l’institutrice lors d’une activité de reboisement avec une classe de 7P.
Sensibiliser à la biodiversité
Cette démarche s’inscrit dans le programme de sciences de l’Établissement primaire et secondaire Centre Lavaux. Quatre classes d’écoliers étudient durant l’année le cycle de vie des végétaux, ainsi que les différentes saisons.
Encadrés lors de cette sortie extra muros par Benjamin Ciana du Groupement forestier de Lavaux, les écoliers se sont munis de gants et de pelles pour préparer la terre à accueillir des nouveaux plants. Les plus courageux ont saisi une pioche, afin de creuser des trous suffisamment profonds. Le garde-forestier avait au préalable sélectionné différentes essences de buissons et d’arbustes indigènes (viorne lantane, églantier, sureau, fusain, cornouiller sanguin, amélanchier, noisetier). Il a privilégié des espèces de taille plus modeste afin d’éviter qu’à terme, elles ne menacent à nouveau la route adjacente. 20 arbustes – à savoir un par écolier – ont été plantés ce jour (sur une septantaine en tout).
«C’est important de leur apprendre et de leur montrer concrètement ce qu’est la biodiversité. C’est quand même aussi de leur avenir qu’il s’agit!, confiait-il lors de l’exercice. La société de nos jours est totalement déconnectée de la nature, on la regarde bientôt plus qu’à travers les réseaux sociaux…» Cette initiative ne s’est donc pas seulement limitée à la restauration de l’écosystème, elle a également été une leçon précieuse pour les petits participants.
