Des mamans en viennent aux rubans
En passant par ce portail, les écoliers s’éviteront 140 mètres de trajet au bord du trafic de l’avenue de la Perrausaz. | R. Brousoz
Il n’aura pas manqué de se faire remarquer ces derniers jours à La Tour-de-Peilz. C’est qu’avec ses dizaines de rubans colorés, il détonne joyeusement au milieu du grillage métallique qui marque la limite entre le stade de Bel-Air et l’avenue de la Perrausaz. «On voulait mener une jolie action sans faire trop de vagues», raconte Murielle*.
Avec d’autres mamans du quartier, la Boélande fait partie du «Collectif Bel-Air». Créé en septembre dernier, le petit groupe essaie d’améliorer la sécurité des trajets pour se rendre à l’école du même nom. Le problème principal selon elles? L’avenue de la Perrausaz. Une artère que de nombreux élèves doivent emprunter, en cohabitant avec des automobilistes visiblement pas toujours respectueux.
«Il faut parfois attendre que trois véhicules défilent pour pouvoir traverser le passage piétons, s’agace la maman. Sans compter ceux qui accélèrent rageusement après s’être arrêtés!» Solution réclamée par le collectif: l’ouverture de ce fameux portail, qui donne sur un chemin traversant le stade. «Cela permettrait aux enfants d’accéder à leur école par un passage sécurisé et moins exposé à la pollution.»
Et miracle, il s’ouvrit…
Pour se faire voir et entendre, les initiatrices ont invité la population à décorer le portail. Une action joyeuse menée le vendredi 17 janvier. Le lundi matin, le passage s’ouvrait comme par magie. Enfin, pas tout à fait. «C’est un hasard du calendrier», assure la municipale Elise Kaiser, qui explique que cette ouverture était l’une des quelque 110 mesures inscrites dans le «Plan de mobilité scolaire». Un document élaboré après un sondage réalisé auprès des écoles et des familles fin 2023, et dont la brochure doit parvenir aux parents ces jours-ci.
Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, ce passage rendu disponible durant les heures scolaires ne constitue pas une «phase de test». «Sauf gros problème, c’est une mesure définitive, indique Elise Kaiser. S’il y a des soucis – par exemple avec les usagers du complexe sportif – nous procéderons à des adaptations.»
*Prénom d’emprunt




