
Pour un jeune qui connaît une trajectoire scolairement compliquée et une entrée difficile sur le marché du travail, les efforts conjugués de l’assurance-invalidité (AI) et de l’Office d’intégration et de formation professionnelle (ORIF) peuvent offrir un sérieux coup de pouce.
Avec des difficultés d’apprentissage dues à des limitations fonctionnelles, Maeva Schenk est aujourd’hui heureuse d’avoir trouvé la bonne chaussure à son pied.
Un emploi après plusieurs stages
Après sa scolarité obligatoire, puis une école de transition à Aigle, Maeva a fait des stages dans la restauration. Les souvenirs qu’elle garde de ces temps d’immersion dans la vie professionnelle alternent le meilleur et le pire. Son dernier stage a précisément eu pour cadre ce tea-room d’Ollon, là où elle est aujourd’hui employée. «Ici, ça c’est d’emblée bien passé et j’ai volontiers accepté d’y être engagée», confie la jeune femme.
Il se trouve que l’établissement a entre-temps changé de patron et que le nouveau, Remzi Bajrami, fort de son expérience dans la branche, n’a pas hésité à proposer un poste fixe à la Chablaisienne.
«C’est une bosseuse, elle a un très bon contact avec la clientèle, elle mérite que je lui fasse confiance», déclare le chef. Maeva a donc intégré l’équipe d’une demi-douzaine de personnes qui assurent le service sept jours sur sept.
Cette dernière alterne les divers horaires et s’accommode des jours de congé décalés, avec toutefois un long week-end par mois. Elle accomplit les mêmes horaires que ses collègues et semble apprécier ce nouveau chapitre.
Cet établissement étant fermé le soir, elle peut vivre avec sa famille, qui habite le village, en donnant la priorité à son travail.
Coup de pouce bienvenu
Remzi Bajrami se félicite de cette collaboration avec l’AI et l’ORIF pour donner des possibilités d’emploi à des jeunes expérimentant une insertion professionnelle compliquée.
Le patron ne regrette pas d’avoir proposé un poste fixe à Maeva. «C’est une chouette personne et je suis heureux si je peux l’aider à avancer dans son parcours professionnel autrement que par des stages temporaires.»
Une étape qui peut en effet s’avérer importante, voire décisive, sur le chemin de la vie professionnelle.
Divers organismes vaudois – dont l’AI, l’ORIF ou le Centre patronal – ont lancé une série de témoignages filmés pour faire la promotion de la réinsertion professionnelle, alors même que l’AI enregistre un nombre croissant de dossiers. Une campagne de sensibilisation, «Trajectoires difficiles», met en lumière une demi-douzaine de personnes concernées et leurs employeurs, qui ont accepté de livrer leurs sentiments devant micros et caméras. Il en résulte des petits films qui peuvent être visionnés sur le site de PME magazine (www.pme.ch) et bientôt sur les sites des organismes partenaires. Parmi les portraits réalisés pour cette campagne figure notamment Nolan, un paysagiste employé de la Commune de Montreux.
