
Thierry Lhermitte, alias Popeye dans Les Bronzés, se prêtera à l’exercice de l’interview à La Tour-de-Peilz le 13 avril. | LDD
Avant même la première question, on le sent dans une forme d’impatience. Thierry Lhermitte se dit pressé de retourner à ses chevaux, l’une de ses passions. L’acteur et humoriste, 72 ans, a tout de même lâché la bride de son destrier pour nous accorder 15 minutes. Juste le temps d’aborder sa venue à La Tour-de-Peilz le 13 avril pour une soirée «Au plus près de Thierry Lhermitte», ses actualités, ses dadas. En mode express. Top chrono.
Thierry Lhermitte, d’où nous répondez-vous ?
– Je suis à la campagne, à côté de mes chevaux, à Rambouillet (ndlr: dans les Yvelines, au sud-ouest de Paris).
La Riviera vaudoise, vous connaissez ?
– Bien sûr, j’y suis souvent venu, notamment à Montreux. Toujours pour des tournées de théâtre, jamais pour les vacances. Mais j’ai skié plusieurs fois en Suisse.
Ce spectacle « Au plus près de », expliquez-le-nous en deux mots
– C’est une occasion à part. Cela prend les contours d’une émission de télé, mais avec les gens juste à côté, qui peuvent intervenir entre deux questions posées par l’animateur (ndlr: David Becker, le concepteur). C’est un très bon intervieweur. Ça sera la troisième fois que je me prête à l’exercice. La première, c’était à Arras, dans une très grande salle. Là, j’avoue ne pas connaître le lieu où je serai accueilli.
Vous considérez votre prestation comme un vrai spectacle ou simplement un bonus ?
– Non, c’est très détendu, je n’ai pas de texte à apprendre. C’est une sorte de cadeau pour le public.
Donc il y aura beaucoup d’improvisation ?
– Il n’y aura que ça!
Est-ce qu’on parvient à débusquer des anecdotes inédites ou retombe-t-on un peu toujours sur les mêmes ?
– Il y a des surprises à chaque fois.
Parmi les classiques, il y a évidemment votre rôle de Popeye dans Les Bronzés. Est-ce encore un plaisir de l’évoquer ou le vivez-vous comme quelque chose de réducteur ?
– Ça m’est égal maintenant. Jeune, je me disais «Bon sang, ils ne connaissent que ça!» Là, je m’en fous complètement. Du moment que les questions sont posées de manière bienveillante, je réponds à tout, sans tabou.
L’anecdote que vous évoquez le plus souvent ?
– Les films du Splendid, évidemment. Le Dîner de cons. Normal, ce sont les films qui ont été les plus vus.
C’est dur de se réinventer ?
– En tout cas, à chaque fois, il y a eu des questions différentes. Tout le monde n’a pas tout entendu, les gens découvrent des choses tout le temps.
Vous évoquerez le privé aussi ou on restera sur le cinéma ?
– Non non, pas que. Je suis très ouvert, sauf sur certains aspects plus privés de ma vie de famille.
Le soir avant vous, Pierre Richard se prêtera au même exercice. Vous le connaissez ?
– Je le connais depuis très longtemps, c’est un ami. Je vais d’ailleurs essayer de venir un jour avant pour dîner avec lui.
Vous avez déjà joué ensemble ?
– Non, jamais! On a fait du ski ensemble, par contre, beaucoup! Je l’ai vu il n’y a pas très longtemps et on avait… (il s’arrête d’un coup). Ah mais si, on a joué ensemble, je suis con! «Vercingétorix», je crois, c’était pour Netflix, un tournage au Maroc il y a 2-3 ans (ndlr: Brutus vs César, comédie de Kheiron, 2020).
Vos actualités ? Vos projets ?
– Je n’ai pas d’actu. Si ce n’est un livre sur le Splendid qui est sorti avant Noël: «Le Splendid, nous nous sommes tant marrés». Une partie des revenus ira à la Fondation pour la recherche médicale, dont je suis le parrain depuis 20 ans. Il s’est déjà vendu à plus de 100’000 exemplaires.
Il paraît que vous êtes passionné de sciences.
– Depuis toujours.
De technologie aussi. Etes-vous un geek ?
– Je l’ai été, mais je ne le suis plus. Les réseaux sociaux, je regarde, mais je ne publie rien du tout.
À votre arc, vous avez une corde insolite : l’équitation éthologique. De quoi s’agit-il ?
– Il s’agit de l’éducation du cheval et du cavalier. J’enseigne aux gens à enseigner aux chevaux. C’est même mon activité principale, je me déplace un peu partout en France. D’ailleurs, dès la fin de l’interivew, je vais y retourner.
Une dernière question. À 72 ans, le mot « retraite », ça vous évoque quoi ?
– (Il rigole). Mes films «Joyeuse retraite» et «Joyeuse retraite 2» (ndlr: 2019 et 2022). Sérieusement, tant qu’on me proposera des choses, je continuerai. Je ne rêve pas de ne rien faire. Mais je ne suis plus proactif. Je regarde ce qui arrive sur la table. Sinon, je profite de faire ce qui m’intéresse.
lasaison.ch
«Au plus près de Thierry Lhermitte», dimanche 13 avril (17h), 55 francs, prix unique. Idem avec Pierre Richard la veille.
