La «tente» de Vassin en passe d’être donnée

Plus de 40 ans après son édification, le centre pourrait devenir propriété communale à partir de l’été 2025.  | R. Brousoz

La Tour-de-Peilz
La fondation qui gère le Centre œcuménique s’apprête à céder le bâtiment à la Commune. Explications.

Avec son toit bas et sa grande double croix rouge métallique, il ne passe pas inaperçu. «L’architecte Alain Matthey s’était inspiré de la forme de la tente bédouine», raconte François Doleyres. Plus de 40 ans après sa construction – il date de 1982 – le Centre œcuménique de Vassin, situé à côté du cimetière de La Tour-de-Peilz, pourrait bientôt passer en mains communales.
«Nos ressources ne sont plus suffisantes pour assumer les charges et les coûts d’entretien», poursuit le président de la fondation chargée de sa gestion. Dans cette dernière sont représentées la paroisse protestante de La Tour-de-Peilz, la Commune, ainsi que la paroisse catholique Notre-Dame de Vevey. Le centre, qui avait pour vocation de rapprocher les deux religions chrétiennes, vit essentiellement sur la location de ses salles.

Mission œcuménique « accomplie »
Il faut dire que l’endroit a connu une baisse progressive de sa fréquentation. «Il y a eu une effervescence des années 1980 au début des années 2000», retrace François Doleyres, qui cite l’exemple de la Fête à Vassin, aujourd’hui disparue. «Ce rendez-vous annuel rassemblait une centaine de personnes et s’inscrivait dans une vie associative liée à l’activité d’église. Mais aujourd’hui, la mission œcuménique est accomplie, estime-t-il. On peut dire que c’est entré dans les mœurs.»
Dans le projet ficelé avec la Municipalité – qui doit encore être validé par le Conseil communal – il s’agirait de faire don du bâtiment à la Commune. Cette dernière pourrait, grâce aux 70’000 francs restant dans les caisses de la fondation, procéder à une mise en conformité urgente, notamment en matière d’électricité. Avant d’empoigner, à plus long terme, des travaux d’isolation estimés à 300’000 francs.
De son côté, l’Exécutif boéland prévoit de mettre ce bâtiment à disposition de la population, pour des «activités de loisirs et culturelles», ainsi qu’à des sociétés locales. Une convention doit toutefois garantir aux deux paroisses de pouvoir continuer à l’utiliser gratuitement, notamment pour les messes du dimanche soir et une quinzaine de rencontres œcuméniques dans l’année. «C’est une page qui se tourne, et non un livre qui se referme», résume en souriant François Doleyres.