La Tour-de-Peilz va devenir officiellement « Ville suisse du jeu »

Espace public
Le Conseil communal a largement approuvé mercredi dernier un crédit de plus de 460’000 francs pour hisser la ville au rang de destination suisse du jeu. Le projet déploiera 18 mesures jusqu’en 2030.

Les jeux sont faits. La grande majorité des élus de La Tour-de-Peilz a plébiscité une demande de crédit pour faire de la cité boélande la «Ville suisse du jeu». Une promesse phare de la Municipalité qui s’est concrétisée mercredi dernier lors du dernier Conseil communal de la législature 21-26.

Grâce à du mobilier ludique disposé à travers la commune, l’objectif est double: créer une identité forte autour du jeu et renforcer l’attractivité touristique. Le plan accepté comprend 18 mesures jusqu’en 2030. Parmi elles: le réaménagement de l’avenue de la Gare en axe ludique, une signalétique «Ville suisse du jeu» aux entrées de La Tour-de-Peilz, ou encore un jeu de plateau à l’échelle de la commune. Coût du projet: 461’000 francs, dont plus de la moitié financée par des subventions cantonales et régionales.

Avancer par étapes

Redynamisée il y a trois ans avec l’arrivée de Selim Krichane à sa direction, la fréquentation du Musée suisse du jeu a triplé. Ce projet a avancé grâce à cette nomination, et grâce au suivi de l’ancien municipal Vincent Bonvin (ndlr: non réélu pour la législature 2026-31).

L’édile écologiste a remercié les élus communaux pour la validation d’un projet qui «lui tient particulièrement à cœur». «Ce ne sont pas que des jeux, c’est surtout une occasion supplémentaire de créer du lien social et d’en faire bénéficier le commerce de proximité», a-t-il commenté. À l’issue de la séance, l’édile s’est dit fier de ce baroud d’honneur et part avec le sentiment du devoir accompli, même s’il s’étonne qu’aucune voix discordante ne se soit exprimée en plénum.

Mais le Conseil communal a surtout approuvé une stratégie plus qu’un amoncellement de mesures. «Il faudra agir par opportunité, a poursuivi Vincent Bonvin. Quand il y aura l’occasion de faire quelque chose, le projet devra aller tout de suite de l’avant.»

Le municipal sortant assure laisser une base pour les cinq prochaines années. «Pour installer et pérenniser cette marque, il faudra toutefois veiller à bien réévaluer le projet et travailler en réseau», a-t-il encore prévenu. En politique, Vincent Bonvin a également quitté le Grand Conseil vaudois. Il prendra désormais la direction d’une école secondaire à Pully.