La Veveyse examine la création d’une Commune unique

Les neuf Communes de la Veveyse pourraient demain n’en former plus qu’une.  | J. Collet

Fusion
Les neuf Communes de la Veveyse envisagent une fusion. Un crédit de 170’000 francs a été voté à l’unanimité pour financer l’étude du projet.

Et si, demain, les neufs Communes du district ne formaient plus qu’une seule entité? La Veveyse va se pencher sur une fusion intégrale, les délégués de l’Association des communes de la Veveyse (ACV) ayant voté à l’unanimité un crédit de 170’000 francs pour l’étude d’une Commune unique mercredi dernier à Remaufens. «C’est un excellent départ et un signal très positif», a réagi avec enthousiasme François Genoud, préfet de la Veveyse.

D’ici à juillet prochain, un état de la situation aussi détaillé que possible sera établi pour chaque Commune. «L’objectif est de définir précisément les prestations offertes à la population et les charges qui y sont liées, mais aussi d’identifier les ressources humaines et les compétences à disposition», explique Gilles Léchot, associé du bureau de conseil neuchâtelois Compas, chargé de la mission. 

La fin de l’année 2026 devrait ensuite être consacrée à l’élaboration, «dans ses grandes lignes», du projet de fusion des Communes. Cinq groupes de travail (technique, administratif, finances, territoire, ainsi qu’éducation, santé et loisirs) composés d’élus seront chargés d’imaginer le fonctionnement de la future Commune fusionnée, sous la direction du Comité de pilotage. 

Ils pourront s’appuyer sur les responsables techniques et administratifs des Communes, ainsi que sur le bureau de conseil, pour prendre des décisions éclairées. «L’essentiel dans ce projet, c’est l’état d’esprit; il s’agit de réformer les institutions pour améliorer la situation et faire quelque chose de positif pour les citoyens», poursuit Gilles Léchot.

Population consultée en 2027

Le rapport sera transmis à l’ACV et aux Exécutifs communaux fin décembre 2026. «À ce moment-là, les neuf Législatifs et la conférence des syndics pourront prendre le temps de réfléchir, d’analyser et de discuter du concept», précise François Genoud. Le concept sera également présenté à la population, qui sera consultée entre janvier et avril 2027.

À la suite de cette consultation, un bilan sera dressé. Ce point de décision intermédiaire est prévu, car toutes les Communes ne sont pas encore convaincues par le concept d’une fusion à neuf. Il laisse une marge de manœuvre, le projet pouvant soit convaincre, soit être rejeté. 

«Travailler sur plusieurs scénarios détaillés en parallèle est compliqué», relève Gilles Léchot. L’étude de faisabilité remise en novembre 2025 conclut que la création d’une Commune unique à neuf constitue l’option la plus robuste pour résoudre durablement les enjeux liés à l’intercommunalité.

«C’est un projet qui exige vision, réflexion et ambition. À un moment, il faut se lancer et y consacrer le temps et l’énergie nécessaires pour que cela convienne aux neuf Communes», insiste François Genoud.