L’abattoir ne sera pas réanimé

Bex
La Municipalité renonce à relancer le centre d’équarrissage fermé depuis huit mois, malgré la proposition de l’élue verte Martine Gerber. La parcelle sera vendue.

C’est la deuxième mort de l’abattoir de Bex. La Municipalité vient de communiquer sa décision de ne pas rouvrir ou faire réexploiter le centre de mise à mort des animaux, situé dans un quartier habité au bord de l’Avançon. Elle répond à un postulat de Martine Gerber, déposé et avalisé en mars, et qui demandait son maintien. 

Propriété de la Commune, l’abattoir a été édifié en 1861, puis transformé et agrandi en 1905 et 1963. Répondant initialement à un besoin local des agriculteurs de montagne, il n’est plus en activité depuis 2022. Il ne correspondait en effet plus aux normes. Le service des affaires vétérinaires du Canton a demandé sa fermeture au 31 décembre 2024.

Son exploitante, la Société coopérative des abattoirs de Bex, avait alors émis le vœu en assemblée générale «de faire la proposition d’un nouvel abattoir». D’où la volonté de la conseillère communale et députée écologiste de maintenir un tel outil sur le territoire bellerin. La Municipalité a dit être sensible aux arguments de la postulante. Elle partage son appréciation sur les petits abattoirs locaux régionaux, qui «favorisent le développement de l’économie locale et s’inscrivent dans une politique climatique engagée».

Un nouvel emplacement?

Pas suffisant néanmoins pour ressusciter ce centre d’équarrissage. En tout cas pas là. «Le désormais ex-abattoir de Bex, proche d’habitations, n’est plus propice pour y relancer une activité d’abattage d’animaux», selon les édiles. Cela a aussi été souligné par le Service vétérinaire cantonal. Le collège municipal assure toutefois rester dans l’attente de propositions concrètes de la part de la société coopérative pour un éventuel autre emplacement.

Dans la foulée, les autorités de la Cité du Sel vont vendre la parcelle qui ne sera plus conforme à ce type d’activités, futur Plan d’affectation communal oblige. «Cette zone sera dédiée à de l’habitat, des activités paramédicales, paratouristiques, ou commerciales non gênantes», conclut l’Exécutif.

Martine Gerber fait part de sa déception, mais demeure combative. «Un abattoir reste nécessaire dans la région pour toute la filière de l’élevage. Avec le Réseau écologique des Muverans, porté par des paysans actifs dans plusieurs communes du Chablais, nous planchons ardemment sur un futur projet.»