L’attelage équestre en vedette

Malgré une chaleur étouffante, les participants tout comme les chevaux ont su offrir un vrai spectacle.   | L. Audidier

Aigle
La Société Hippique d’Aigle et Environs (SHAE) a organisé son traditionnel concours de saut d’obstacles sur la place Knie. Avec une nouvelle épreuve d’agilité. Retour sur trois jours consacrés au sport équestre.

Du saut d’obstacles, avec des parcours allant de 60 à 120 centimètres, mais aussi des compétitions d’attelage. Cette année, le concours accueillait pour la première fois les finales romandes de la discipline. «C’est une certaine fierté, car c’est vraiment une épreuve importante pour nous. Ça nous a aussi ramené plus d’inscriptions», détaille Alain Masnari, président du comité d’organisation. 

Une pratique sportive moins populaire que le saut d’obstacles, mais tout aussi spectaculaire. «L’attelage, c’est un cheval avec un char à l’arrière et un meneur qui mène son animal dans un parcours parsemé de cônes. La discipline a perdu un peu de cachet, car ça coûte plus cher. C’est aussi plus encombrant et il faut être deux au minimum», ajoute-t-il. 

L’équitation était bien à l’honneur tout au long du week-end à Aigle. Pendant trois jours, passionnés comme simples curieux ont pu assister à un spectacle mêlant performance sportive et animations accessibles à tous. Au-delà de la compétition, l’événement a surtout mis à l’honneur la passion du cheval et le plaisir de partager un moment convivial.

Un triathlon équin

Vendredi soir, place également à une épreuve aussi sportive qu’originale, le triathlon cavalier. Son principe est simple: enchaîner une course à pied, un parcours en VTT, puis un saut d’obstacles à cheval. Une animation pensée pour créer une ambiance festive et rassembler les participants, qu’ils soient cavaliers ou non. 

«On a voulu faire une épreuve d’animation pour mettre un peu l’ambiance en fin de journée et faire participer les gens qui ne font pas forcément de l’équitation. Pour certaines familles, qui ont un enfant qui monte à cheval, mais pas les frères et sœurs, ça permet à une personne lambda de faire le parcours à pied et en vélo. Je trouve que c’est vraiment un moment familial et joyeux!»

S’adapter à la canicule 

Autre défi de cette édition: la canicule. Les températures particulièrement élevées de cette fin du mois ont contraint les organisateurs à renforcer les mesures destinées à assurer le bien-être des équidés et des participants, comme en témoigne Alain Masnari. «On a pris toutes les dispositions nécessaires. On a mis plusieurs douches à disposition pour les chevaux, des abreuvoirs sur le paddock d’échauffement, 1’800 litres d’eau et plus si nécessaire, construit un brumisateur où les chevaux peuvent passer dessous et on est en contact avec les vétérinaires.»

Entre compétition, convivialité et passion, cette nouvelle édition du concours hippique de la SHAE aura une nouvelle fois réuni toutes les générations.

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